Des scientifiques de l’institut de biologie du développement de Marseille et de la LMU de Munich ont identifié les comportements de la Drosophila suzukii qui expliquent pourquoi cette mouche est beaucoup plus dangereuse pour les fruits que les autres espèces de drosophiles. Ces découvertes ouvrent des pistes de recherche pour lutter contre ce ravageur alors qu’aujourd’hui « aucune solution efficace n’est disponible », indique le CNRS dans un communiqué le 9 mars. « Au cours de son évolution, D. suzukii est devenue plus sensible aux odeurs et aux goûts des fruits mûrs qu’à ceux des fruits fermentés, et capables de pondre dans des fruits relativement fermes », explique le CNRS. Forts de cette découverte, les chercheurs vont essayer d’identifier « la ou les molécules(s) qui active (nt) le comportement des pontes », afin de travailler par la suite à la conception de « leurres […] à même de bloquer la ponte ».
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