Un système de fraude aux oranges et autres agrumes a été découvert par les autorités de répression italiennes en coopération avec l’OLAF, l’Office de lutte anti-fraude de l’UE. Le préjudice au budget communautaire pourrait s’élever à 50 millions d’euros, dont 20 millions ont déjà été versés par l’organisme payeur italien « AGEA ».
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Quinze personnes ont été arrêtées et trente autres assignées à résidence et sont accusées « d’association de malfaiteurs ou de corruption et faux en actes publics ». Outre des responsables de coopératives agricoles et des producteurs-transformateurs, des fonctionnaires régionaux sont également visés par l’enquête. Ils faisaient partie des commissions de contrôle qui validaient les demandes d’aides au titre du Règlement 2202/96. Plusieurs organisations calabraises de producteurs de fruits et d’entreprises de transformation avec lesquelles elles entretenaient des relations commerciales ont fait l’objet de l’enquête et celle-ci a montré que les fruits, censés être expédiés aux transformateurs par les organisations de producteurs en question, étaient, pour la plupart sinon tous, fictifs, et que le produit transformé, du jus concentré censé être vendu par les entreprises et pour lequel l’aide communautaire avait été sollicitée et versée, n’existait pas. L’une des entreprises suspectes en Italie avait soi-disant transformé les fruits reçus des organisations de producteurs et était censée avoir vendu le jus à plusieurs sociétés situées hors d’Italie, notamment en France et en Espagne, à des adresses qui se sont avérées n’être que des immeubles de logement, un musée, ou un parking …