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Volailles Doux met au chômage technique ses salariés de Quimper

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Alors que le groupe Doux a décidé, le 27 octobre dernier, de mettre un atelier de 41 personnes au chômage technique à Quimper, dans le Finistère, on apprend par nos confrères du Télégramme que la filiale Francosul du groupe volailler aurait livré par avion un stock de boyaux produits au Brésil. Selon les syndicats, cette livraison permettrait une reprise d’activité durant cinq à six jours seulement. La raison avancée par Doux de cesser l’activité de l’atelier sur une période « pouvant aller jusqu’à six mois » est le refus de livraison d’un de ses fournisseurs, accusé d’avoir durci ses conditions de paiement d’après des « rumeurs » sur l’état de santé du premier groupe volailler français. Doux affirme que ce fournisseur, la société Viskase, a décidé de « manière unilatérale et sans préavis » de ne pas livrer des boyaux cellulosiques pour saucisses «au motif qu’elle veut être payée au comptant avant la livraison». Viskase Europe, filiale d’un groupe américain, s’est dit « surpris » d’endosser cette responsabilité. « Si Doux préfère mettre son usine au chômage parce qu’il ne peut pas payer comptant une petite facture de 20 000 euros, alors qu’il fait plus d’un 1,7 milliard d’euros de chiffre d’affaires, je me pose des questions », a indiqué à l’AFP François-Xavier Garcia Lopez, responsable assurance clients de Viskase.

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