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D’un excès à l’autre

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La période des fêtes est propice aux excès alimentaires. Lors de la parution dans les colonnes du Monded’un petit encadré choc proclamant “Manger tue”, sans autre forme de procès, le lecteur pouvait être tenté d’y voir un avertissement, certes sans nuance, contre les abus qu’il serait tenté de commettre à la table des réveillons. Le doute fut rapidement levé par la réapparition sur les placards publicitaires des cafés-restaurants notamment (un comble) du slogan qui n’était autre qu’un titre de Courrier International.

Il est vrai que l’obésité et le diabète se développent dangereusement et que les fabricants, comme les parents, ont une part de responsabilité dans cette alimentation trop riche ou trop sucrée qu’apprécient tant les enfants.

Gare pourtant aux formules racoleuses vite ingurgitées mais mal digérées ! Le magazine ne souligne-t-il pas lui-même, se faisant l’écho de la presse américaine, que certains “exaltés”, pour couper court au problème, se sont décidés à arrêter de manger, oublieux que ne pas se nourrir tue à coup sûr. D’un excès à l’autre…