Alors que vont débuter les négociations entre les institutions de l’UE sur la mise à jour des normes de surveillance des eaux de surfaces et souterraines, cinq ONG (EEB, PAN Europe, WWF, HCWH and Surfrider Foundation) dénoncent les demandes des États membres qui affaiblissent gravement non seulement la proposition de la Commission mais aussi la Directive européenne sur l’eau en général. Cette réforme doit permettre de mettre à jour la liste de substances prioritaires et polluants des eaux. Le Parlement européen a adopté sa position en septembre 2023 et a approuvé les nouvelles substances proposées, tout en renforçant la proposition tandis que l’approche du Conseil de l’UE adopté en juin 2024, introduit de nombreuses flexibilités au texte. Les ONG s’inquiètent en particulier des amendements du Conseil qui repoussent à 2039 la date limite pour se conformer aux nouvelles normes de pollution pour les eaux souterraines (avec possibilité de dérogation jusqu’en 2051), et à 2033 pour les eaux de surface. Autre menace selon elles : l’amendement demandant à la Commission de proposer de nouveaux indicateurs montrant les progrès de l’état chimique des eaux ce qui « pourrait ouvrir la voie à une révision de la directive-cadre sur l’eau ». Elles appellent enfin à soutenir l’introduction d’un nouveau seuil de « pesticides totaux » (dont le glyphosate) de 0,5 μg/L pour les eaux de surface.
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