Alors que le grand test sur l'étiquetage nutritionnel des produits alimentaires doit être lancé grandeur nature en septembre, Michel-Edouard Leclerc (MEL) a décidé de jouer les troubles-fêtes. Un test qui rappelons-le, doit permettre de départager quatre systèmes distincts, dont l'un mis au point par le professeur Serge Hercberg et un autre par les distributeurs réunis au sein de la FCD, fédération dont ne fait pas partie…. Leclerc. MEL a donc décidé de tester son propre système, copié sur un étiquetage existant en Australie et en Nouvelle-Zélande. Baptisé Nutri Mark par Leclerc, ce code attribue des étoiles et des notes en fonction des valeurs nutritionnelles des aliments. Il sera testé auprès des consommateurs sur près de 3 000 produits des marques Repères et Eco+ de Leclerc, uniquement via une centaine de drives, pour une question évidente de coûts.

« Trop gentil », le patron du groupement prévoit de faire profi ter le gouvernement des résultats qu'il tirera de son propre test et invite même les industriels qui le souhaitent à l'adopter.

Pour ceux qui en doutaient, Michel Edouard Leclerc reste bien Michel Edouard Leclerc !

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étiquetage nutritionnel
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Mais au-delà de ce qui apparaît comme une énième provocation du trublion de la distribution – même si les fondements de cette annonce sont respectables –, tout ceci ne va pas vraiment dans le sens du but recherché, à savoir éclairer les consommateurs. En effet, plutôt que d'aller vers une amélioration de l'information nutritionnelle, cela met surtout l'accent sur les désaccords qui existent entre tous, industriels, distributeurs, gouvernement, experts… Reste à espérer que le consommateur y trouvera son compte et surtout aura vraiment le dernier mot.