Le vice-premier ministre et ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, a menacé, le 16 juillet, de mettre un veto à la poursuite des sanctions économiques appliquées par l’UE à l’encontre de la Russie du fait de son implication dans le conflit ukrainien. Celles-ci ont été prolongées jusqu’au 31 janvier 2019 (1), ce qui a amené le 12 juillet Vladimir Poutine à proroger jusqu’à fin 2019 l’embargo russe sur les produits alimentaires de l’Union, introduit en 2014.
« Nous voulons convaincre avec de bonnes manières, avec l’art de la démocratie, des chiffres et des preuves. Le veto sur les sanctions de l’UE contre la Russie est un ‘dernier recours’ que le gouvernement italien estime qu’il ne sera pas nécessaire d’utiliser, mais qui n’est néanmoins pas à exclure », a expliqué Matteo Salvini devant la presse à Moscou, ajoutant que l’Italie était le pays de l’UE qui souffrait le plus des conséquences des sanctions.
Le syndicat agricole italien Coldiretti a jugé, le 16 juillet également, « important de reprendre le dialogue direct avec le président américain Donald Trump et le dirigeant russe Vladimir Poutine pour créer les conditions permettant de surmonter le problème des sanctions et de l’embargo ».
En juin, le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, s’était dit favorable à une « révision » des sanctions économiques contre la Russie.
(1) Voir n° 3652 du 09/07/18