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En direct du Salon de l'agriculture

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Carrefour et Miimosa lancent un appel à projets commun

Carrefour et la plateforme de financement participatif Miimosa ont annoncé dans un communiqué commun le 1er mars le lancement d’un appel à projets pour « permettre aux agriculteurs ou acteurs de l’agroalimentaire de financer leurs projets en faveur de la transition agricole et alimentaire » à travers du financement participatif. Les deux entreprises disent vouloir ainsi « impliquer producteurs et consommateurs dans la transition alimentaire ». Les porteurs de projets « contribuant au mieux manger » pourront les présenter sur une plateforme (carrefour.miimosa.com) sur laquelle ils pourront lancer une campagne de financement participatif « avant le 30 juin 2019 ». Les deux entreprises citent notamment comme sujet d’intérêt « la réduction de l’utilisation des pesticides » ou le bien-être animal. Miimosa étudiera « l’ensemble des dossiers déposés » et proposera « la solution de financement la plus adaptée ». Les consommateurs pourront « les soutenir » financièrement « par un don avec contrepartie ou un prêt rémunéré ». Carrefour y contribuera « à travers un investissement ou une dotation supplémentaire » et apportera « de la visibilité » aux projets à travers ses sites, réseaux sociaux et centres commerciaux. L’initiative est distincte de Miimosa Transition, dont Carrefour est déjà partenaire.

Traçabilité : Carrefour déploie sa technologie blockchain sur du lait entier

Carrefour applique la technologie blockchain au lait frais entier microfiltré de sa MDD Filière Qualité Carrefour, a-t-il annoncé dans un communiqué de presse du 1er mars. Grâce au scan d’un QR code, les consommateurs pourront localiser les éleveurs collectés par la laiterie Gillot, se renseigner sur l’alimentation des vaches (sans OGM), connaître avec précision la date de la collecte du lait et le lieu de son conditionnement. En aval, les consommateurs pourront « identifier les acteurs de cette filière (noms et photos) et découvrir leurs métiers tant en termes de pratiques d’élevage, de méthodes de conservation du lait par microfiltration, que de contrôles qualité tout au long de la production », explique le distributeur. La technologie blockchain est déjà utilisée par Carrefour pour tracer poulets, tomates, œufs et oranges de sa marque propre.

Trois groupements avicoles rejoignent l’étiquetage bien-être animal de Casino

Les Fermiers du Sud-Ouest, les Fermiers de Loué et Avigers (volailles fermières IGP et label rouge du Gers) ont rejoint Casino dans sa démarche d’étiquetage dédié au bien-être animal, informe un communiqué de presse du 28 février. Dévoilé en décembre 2018 par le distributeur et trois organisations de bien-être animal (CIWF, OABA et LFDA), l’étiquetage était jusque-là apposé uniquement sur les poulets « Casino Terre et Saveurs ». Grâce à ces adhésions, « désormais 10 % de l’ensemble des poulets produits en France seront concernés par l’étiquetage », se félicite l’association Étiquette bien-être animal, nouvellement créée. En effet, les Fermiers du Sud-Ouest et les Fermiers de Loué représentent 10 % de l’ensemble des poulets produits en France et 40 % de la production en label rouge. « Le bien-être animal mérite plus que des mots, il doit être évalué de manière rigoureuse. La confiance de nos consommateurs le mérite », justifie Yves de la Fouchardière, directeur des Fermiers de Loué.

Lidl signe un accord avec Lactalis sur la totalité des marques nationales

Après un accord d’envergure avec Sodiaal comprenant des MDD et des marques nationales comme Candia ou Entremont, Lidl vient de signer un accord avec Lactalis sur la totalité de ses marques nationales. « Lidl France s’engage à augmenter le prix du lait à 355 €/1 000 litres prix de base PGC [produits de grande consommation, ndlr], soit 370 €/1 000 litres toutes primes confondues sur les produits de marque nationale du groupe Lactalis », indique un communiqué de presse du 28 février. Et « Lactalis s’engage à reverser ce montant en intégralité aux éleveurs et à affecter en toute transparence son paiement de lait ». Cet accord porte sur la totalité des marques nationales de l’industriel mayennais distribuées par le distributeur, soit « l’équivalent de 43 millions de litres ». Un accord dont le groupe Lactalis souhaiterait également faire bénéficier les MDD : « Il est important […] de sceller rapidement, et dans les mêmes termes, les conditions des discussions annuelles sur les fabrications des MDD », soutient Daniel Jaouen, directeur général du groupe Lactalis.

McDonald’s, Florette et 5 coopératives contractualisent pour 3 ans

McDonald’s France, Florette Food Service et 5 coopératives agricoles (Agrial, Cofruid’oc, Rougeline, Océane, Sica Saint-Pol-de-Léon) ont annoncé avoir signé « un acte d’engagement portant sur 13 200 tonnes de fruits et légumes pour la période 2019 à 2021 », dans un communiqué de presse commun publié le 28 février. L’accord concerne notamment des pommes, des tomates et des salades « contractualisées pour les récoltes 2019, 2020 et 2021 ». « Le prix a été fixé à partir de coûts de production des agriculteurs de chaque coopérative », précise le communiqué de presse, qui indique qu’au total « 147 maraîchers et arboriculteurs verront leurs productions alimenter les sites de Florette » qui élaborent les ingrédients de 4e gamme livrés ensuite aux restaurants McDonald’s. Ces contractualisations sur 3 ans « donnent de la visibilité aux coopératives et contribuent à leur développement », jugent les entreprises impliquées. Chaque coopérative s’est engagée sur un volume à l’année, la Sica pour 1 000 tonnes/an de salades iceberg, Agrial pour 1 000 tonnes/an de salades iceberg et batavia, Océane sur 1 000 tonnes/an de tomates, Rougeline pour 200 tonnes/an de tomates charnues et Cofruid’oc sur 1 200 tonnes/an de pommes.