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Enseignement : les enseignants soulignent une bonne volonté mais regrettent le manque de moyens

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MFR : bon point pour l’alternance mais le pilotage est budgétaire

« Il est inédit qu’un chef de l’Etat s’intéresse à l’alternance », constate Patrick Guès, responsable de communication de l’Union nationale des Maisons familiales et rurales (UNMFR). Le président Sarkozy veut développer la formation en alternance. Son discours intéresse les MFR qui le jugent positif mais attendent de savoir comment il va se concrétiser. Il est donc trop tôt pour juger. Cependant, plus globalement, les MFR regrettent que le gouvernement actuel n’ait ni vision globale ni projet d’avenir pour l’enseignement agricole et que les contraintes budgétaires soient le principal moyen de le piloter.

Snetap : une logique « uniquement comptable »

« Ce qui caractérisent ces dernières années, ce sont des réformes menées tambour battant en dépit du bon sens », commente Jean-Marie Le Boiteux, secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement technique agricole public. Il cite d’abord la réforme du baccalauréat professionnel préparé en trois ans au lieu de quatre, « pour des raisons comptables », selon lui. « Nous avons perdu un tiers des élèves, le cursus ne leur correspond pas », regrette Jean-Marie Le Boiteux. Il cite encore la réforme de la formation des enseignants, qui « a permis de gagner une année de formation pour une centaine d’enseignants stagiaires par an ». Elle a permis des économies mais a créé plus de malaise. Enfin, « nous n’avons plus la capacité d’accueillir tous les élèves qui le souhaitent », répète le responsable du Snetap. Le gouvernement se conforme à deux objectifs : réduire le nombre de fonctionnaires et réduire les dépenses. Sa logique est « uniquement comptable », selon le syndicat.