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Entrée en vigueur d’une nouvelle loi sur l’étiquetage au Brésil

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Toutes les denrées destinées à l’alimentation humaine ou animale contenant plus d’1 % d’OGM devront être étiquetées « transgéniques » au Brésil, en vertu d’une loi entrée en vigueur début avril. Cette réglementation prévoit qu’un « T » – comme « transgénique » –d’au moins 1 cm2 apparaisse sur l’emballage des produits. Des amendes de 65 à 1 million de dollars américains sont prévues pour les contrevenants. Trois organisations sont responsables de l’application de cette loi : le ministère de l’agriculture et l’Agence nationale de surveillance de la santé pour les aspects agricoles et industriels, et PROCONs, une organisation publique de protection des consommateurs, qui contrôlera le commerce des produits. La culture d’OGM à des fins commerciales n’est pas autorisée au Brésil, mais une exception avait été faite en 2003 pour les cultures illégales de soja transgénique. Paradoxalement, la loi sur l’étiquetage ne concerne pas les denrées contenant le soja de la récolte 2003. Elle prévoit seulement que l’étiquette de ces produits contienne la mention suivante : « peut contenir des ingrédients produits à partir de soja génétiquement modifié ».

Le gouvernement de l’ex-président brésilien Fernando Henrique Cardoso avait adopté il y a quelques années une loi sur l’étiquetage des aliments transgéniques à partir d’un seuil de 4 %, mais elle n’avait jamais été appliquée.