La possibilité que la population britannique dans son ensemble puisse être contaminée par le nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (nvJMC), la forme humaine de la maladie de la vache folle, a été évoquée par le professeur James Ironside, membre de l’unité de surveillance de la nvMJC. Selon lui, les résultats d’une étude publiée par la revue The Lancet montrant qu’un patient ayant été transfusé, mort d’une rupture d’artère puis diagnostiqué comme ayant contracté le nvMCJ, laissent à penser que la période d’incubation de la maladie pourrait être plus longue chez les personnes de type hétérozygote que chez les personnes contaminées jusqu’à présent, qui avaient toutes un patrimoine génétique homozygote. Cela signifierait qu’un grand nombre de personnes pourraient être porteuses du prion responsable de la maladie sans en développer les symptômes. Les scientifiques britanniques redoutent, par ailleurs, que la maladie puisse être plus facilement transmissible que prévu par des transfusions sanguines. Une seconde étude du Lancetindique que l’élimination des globules blancs – les vecteurs des prions–, principale mesure de précaution introduite en Grande-Bretagne en 1999, ne réduit que de 40 % l’infectivité du sang.
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Au Royaume-Uni, 147 personnes sont décédées à cause du nvMCJ, le nombre de cas observés ayant atteint un sommet en 2000, avec 28 décès recensés, puis diminué avec 17 cas en 2002 et 18 en 2003.