Écrasé par une dette de 1,5 Mrd€, le groupe basque Eroski a engagé PWC pour étudier les différents moyens de s’en sortir. Les créanciers d’Eroski ont tenté en vain, courant 2019, de céder leurs créances à d’autres investisseurs. À elles seules, les banques espagnoles Santander, CaixaBank, Sabadell et Bankia en possèdent 1,15 Mrd€. Seule Sabadell est parvenue à céder les 130 M€ qu’elle possédait à Bank of America, les clients habituels de ce genre de titre étant refroidis par les statuts coopératifs d’Eroski qui limitent grandement les leviers à leur disposition, analyse la presse économique espagnole. Des cessions d’actifs non stratégiques seraient à l’étude avec PWC. Pour l’heure, la cession de Caprabo, l’enseigne catalane acquise 1,3 Mrd€ en 2007, et qui n’en vaudrait plus que 400 M€ aujourd’hui, est exclue par Eroski. Des réflexions sont aussi menées sur Vegasa (Baléares). Le groupe se contente actuellement de vendre des points de vente loin de sa zone d’ancrage, mais en conservant la propriété de l’immobilier. Ce recentrage sur le nord du pays intervient au moment où Mercadona, premier distributeur du pays, ne fait plus mystère de son envie d’aller chasser sur les terres d’Eroski.
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