Autre enceinte, autre discours. A Sydney l’autre jour, un congrès à dominante médicale, et surtout anglo-saxonne, sur l’obésité s’en prenait aux politiques agricoles des grands pays accusées de fabriquer du « surpoids » pour plus d’1 milliard de terriens. A Nantes, au congrès mondial des chercheurs en sciences de la vie, on a entendu des propos plus nuancés : un Prix Nobel de Chimie puis l’ancien directeur du programme alimentaire mondial, entre autres, ont plutôt rappelé que sous bien des latitudes on mange pour se nourrir, mais aussi qu’en Europe souvent, et particulièrement en France, c’est pour le plaisir et la convivialité. Que ce « régime » ne doive pas être imposé à tous, il est clair toutefois qu’il doit être proposé hardiment comme l’une des meilleures parades à la montée de l’obésité, comme de l’anorexie d’ailleurs. La preuve ? Les premiers bons chiffres (certes bien timides) de l’enquête ObEpi pour la France nous disent que depuis trois ans le mal (du surpoids) progresse moins vite (+9,7 % en 2006 par rapport à 2003, contre +17 % dans la période précédente). Serait-ce que depuis trois ans, la promotion de l’Esprit alimentaire français - dont les 4èmes Trophées seront révélés pendant le Sial - a été mieux faite ?
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