Au coude à coude avec d'autres candidats, c'est Ferrero finalement qui l'emporte dans la course au rachat des activités biscuits de Kellogg Company. Ce dernier a en effet confirmé dans un communiqué du 1er avril 2019 avoir conclu un accord définitif pour la vente d'une partie de ses activités de snacking en Amérique du Nord avec le groupe italien. La transaction en espèces est évaluée à 1,3 Mrd$ (1,16 Mrd€). Les activités cédées englobent notamment les marques de biscuits Keebler, Mother's, Famous Amos ou encore Murray's, et ont réalisé en 2018, un chiffre d'affaires net de près de 900 M$ (803,3 M€) et un bénéfice d'exploitation d'environ 75 M$ (64,9 M€). Sous réserve de toutes les autorisations habituelles, l'opération devrait être finalisée d'ici la fin du mois de juillet.
Cet accord représente "une excellente solution stratégique pour Ferrero parce qu'il permet de continuer à augmenter notre présence et notre offre de produits sur le marché américain", s'est félicité Giovanni Ferrero, président exécutif du groupe Ferrero (environ 10,7 Mrd€ de ventes annuelles), cité dans un communiqué.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Après la reprise de l’américain Ferrara Candy Company en 2017, puis de la branche confiserie américaine de Nestlé pour 2,8 Mrd$ (2,49 Mrd€) et du producteur de chocolat Fannie May l'an dernier, le fabricant de Nutella est devenu le troisième producteur de confiserie aux États-Unis, derrière Hershey et Mars. Les États-Unis représentent à eux seul un cinquième du marché mondial des confiseries.
Kellogg qui affiche quant à lui un chiffre d'affaires d'environ 13,45 Mrd$ (12 Mrd€), conserve le reste de ses activités de snacking en Amérique du Nord. Cette réduction de son portefeuille de marques par Kellogg intervient alors même que son concurrent Campbell est en train de vendre certaines de ses activités américaines et sa marque de biscuits australiens Arnott’s. Une cession évaluée quant à elle autour de 2,5 Mrd$ (2,2 Mrd€), rapporte Bloomberg, pour laquelle l'américain Mondelez semble bien positionné.