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Coopérative/Stratégie Euralis maintient son cap

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En 2008, le groupe coopératif Euralis a continué son développement, dans le cadre de « Cap 2012 », son plan stratégique à cinq ans, lancé en 2007. Plusieurs acquisitions régionales et internationales ont permis à Euralis de croître et de voir son chiffre d’affaires s’établir à 1,3 milliard d’euros (+ 25 %).

Le groupe coopératif Euralis a poursuivi son développement sur l’exercice 2007-2008, avec un chiffre d’affaires qui a progressé de 25 % (50 % sur deux ans), pour s’établir à 1,3 milliard d’euros. Cette croissance soutenue s’inscrit dans le plan stratégique « Cap 2012 », lancé fin 2007 et qui fait du développement une priorité. « Nous sommes sur la bonne voie pour atteindre notre objectif : un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros en 2012 », annonce Christian Pèes, président d’Euralis. « Il est difficile de prévoir des développements pour 2009 car nous ne pouvons pas savoir quelle sera l’intensité de la crise cette année. En tout cas, nous devrons faire des ajustements, mais nous ne ferons pas d’arbitrage sauvage de court terme. Nous avons la chance d’être un groupe coopératif, et donc de ne pas avoir des actionnaires qui nous sanctionnent au moindre faux pas », précise-t-il. Euralis a enregistré une baisse de son bénéfice de 35,8 % à 5,2 millions d’euros lors de son exercice 2007-2008. Le chiffre d’affaires du pôle gastronomie est en progression de 5,5 % et s’élève à 455 millions d’euros, tandis que le pôle traiteur progresse de 14 % à 107 millions, soit la consolidation à 50 % de Stalaven, un groupe spécialisé sur les marchés de la charcuterie et des produits traiteurs.

Ancrage régional et développement international

Malgré la conjoncture difficile, Euralis a poursuivi son développement l’année dernière : le groupe a investi 39 millions d’euros, contre 64 millions en 2007. Euralis a renforcé son ancrage dans le Sud-Ouest, notamment en se rapprochant de Coopéval (coopérative de producteurs de chanvre qui réalise 70 millions d’euros de chiffres d’affaires), en implantant à Lescar le nouveau siège d’Euralis Gastronomie et en acquérant Bartaliment, qui fabrique des aliments pour animaux de ferme. Euralis s’est également diversifié : de nouvelles sociétés sont entrées dans le périmètre de Stalaven (les distributeurs Vodis et Le Gastronome du Dauphiné, le grossiste SAG, le spécialiste des salades et des entrées 3 Gourmands). Euralis a également acquis les embouteilleurs Comosud et ESV. « L’année a été difficile à cause des fluctuations des cours des matières premières et de la hausse des prix de l’énergie, mais nous avons pu continuer à croître de manière raisonnée », souligne Christian Pèes. Euralis, qui emploie 5000 salariés au total, se développe également à l’international. Après le Canada et la Bulgarie en 2005, Euralis Gastronomie a acquis l’année dernière un site de production de foie gras en Chine, à Yangquing au nord de Pékin. Le marché du foie gras progresse de 30 % par an dans ce pays où l’importation des produits carnés crus est interdite. Le chiffre d’affaires export du pôle gastronomie s’élève à 63 millions d’euros, soit 4,3 % du chiffre d’affaires d’Euralis.