Face à un marché intérieur stable, Eurogerm investit à l’étranger. Cette société spécialisée dans les ingrédients céréaliers à destination de la meunerie ou de la boulangerie industrielle va se doter d’un nouveau site de production au Pérou et créer une filiale commerciale en Espagne. Avec pour objectif de faire passer la part de ses 35 millions d’euros de chiffre d’affaires réalisé à l’export de 25% à 40%. L’entreprise compte également continuer de se développer en Europe, puisqu’elle investit également dans la construction d’un quatrième site de production hexagonal près de Dijon. Eurogerm prévoit grâce à ces efforts une progression de l’ordre de 15% de son activité pour son prochain exercice.
«Notre développement passe désormais par l’export». Benoît Huvet fait sien un leitmotiv récurrent dans l’agroalimentaire. Le directeur général d’Eurogerm annonce déjà un accroissement de l’activité de sa société à l’export sur son dernier exercice : de 25 %, elle atteint désormais les 35 % de ses 35 millions d’euros de chiffre d’affaires. Et Eurogerm devrait bientôt passer au braquet supérieur. Le groupe vient en effet de lancer la construction d’un nouveau site de production au Pérou, qui devrait être opérationnel d’ici la fin de l’année. « Pour être pertinent, on doit investir, justifie Benoît Huvet. Il est aujourd’hui indispensable d’être implanté localement pour pouvoir être réactif». Cette usine de 1 000 mètres carrés donne lieu à la création d’une filiale co-détenue à 51% avec un acteur local francophone. « Ce système de partenariat à l’étranger, systématiquement identique, fait notre force », juge le dirigeant. De la même manière, Eurogerm vient également de se créer une nouvelle filiale commerciale à Barcelone. Une stratégie claire, avec un but avoué : réaliser en 2006/2007 40% de son activité à l’international.
Une présence déjà mondiale
« Médecin de la farine », comme le décrit le dirigeant, Eurogerm produit et commercialise des ingrédients céréaliers qui améliorent la qualité de la farine des meuniers. « Notre métier est de vendre des mixes céréaliers ou des compositions plus complexes qui corrigent les qualités des farines pour les rendre plus adaptées aux tendances des marchés », explique Benoît Huvet. Une activité exclusivement « b to b » que le groupe développe depuis 17 ans à travers le monde. Avec une position de leader ou de co-leader sur un marché hexagonal stable, Eurogerm ne progresse qu’en grignotant des parts de marché à la concurrence. Logiquement, développer sa présence à l’international est une priorité. Déjà présent aux Amériques et en Asie, Eurogerm possède deux sites de production sur le continent africain – un en Algérie, l’autre au Sénégal – et trois filiales commerciales – Mexique, Russie et Amérique latine. « L’international nous permet d’accroître notre périmètre, d’autant plus que nous possédons une expertise assez forte et que les produits de tendance française s’exportent bien », analyse Benoît Huvet.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
6 millions d’euros investis près de Dijon
Mais Eurogerm ne délaisse pas pour autant le marché européen. La société va enrichir son parc industriel hexagonal d’une nouvelle usine. D’ici fin 2007, un site de 3 500 mètres carrés va sortir de terre à Saint-Apollinaire, près de Dijon. Un investissement de 6 millions d’euros. « Notre développement européen le demande », affirme Benoît Huvet. Eurogerm est en effet peu implanté dans certains pays du Vieux continent. « Le métier se complexifie, poursuit le directeur général, les produits et les exigences de traçabilité deviennent de plus en plus pointus…» La société spécialise donc ses lignes. Le nouveau site sera dédié à sa clientèle de boulangerie industrielle, côte à côte avec un site déjà existant, qui consacrera son activité aux produits destinés à la meunerie.
Une croissance de 15% par an
Fondé par Jean-Philippe Girard, aujourd’hui président et actionnaire majoritaire de la société avec 70% du capital, Eurogerm compte enfin maintenir ses positions sur le marché français, notamment grâce à l’innovation. Répartie à parts égales en direction de la boulangerie industrielle et de la meunerie, sa production hexagonale est aujourd’hui réalisée sur 3 sites de production, l’un situé à Niort, deux autres près de Dijon. Totalisant près de 140 employés, Eurogerm table sur une croissance de 15% de son chiffre d’affaires pour son prochain exercice. « Un rythme linéaire que nous tenons depuis notre création…», conclut Benoît Huvet.