eurofins a tenu ses objectifs 2013, avec une croissance de 17,4 % et une amélioration de sa rentabilité. Le groupe, qui a construit son succès sur l'industrialisation des analyses en laboratoire, entend poursuivre au même rythme en 2014, en vue d'atteindre 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2017.
EuRoFInS a connu une croissance extrêmement soutenue en 2013, assortie d'une amélioration de ses résultats, et ce alors que les niveaux d'investissements sont restés élevés. A 1,226 milliard d'euros, le chiffre d'affaires a progressé de 17,4 %, avec une croissance organique de 6,5 %. l'ebitda atteint 189,1 millions d'euros et le résultat net 72,2 millions d'euros. Hors éléments exceptionnels (15,7 millions d'euros) et pertes temporaires sur des activités non rentables pour l'heure (14,5 millions d'euros dont la moitié sur les laboratoires créés récemment et la moitié sur IPl en France), l'ebitda dit ajusté atteint 219,3 millions d'euros, en hausse de 24,2 % (soit une amélioration de la marge opérationnelle de un point, à 17,9 %).
Eurofins a annoncé le 28 février l'acquisition de KBBl aux Pays-Bas. la société, qui dégage environ 7 millions d'euros de chiffre d'affaires, est active dans l'analyse d'aliments (elle fait notamment référence pour la viande) et d'eau. Elle appartenait jusqu'ici à Gezondheidsdienst voor Dieren, entreprise de santé animale, pour laquelle elle continuera à travailler. Avec cette opération, Eurofins prend pied sur le marché néerlandais des tests dans le secteur de la viande.
les 17 « start-ups » créées dans des pays émergents entre 2006 et 2010 sont désormais globalement rentables, et IPl (acquis en 2011) devrait renouer avec l'équilibre en 2015. « Ces activités sous performantes pèsent de moins en moins lourd dans le groupe », a souligné Gilles Martin, p.-d.g. du groupe, lors d'une conférence de presse le 3 mars. les activités « matures », atteignent 20,5 % de marge d'ebitda, au-delà de l'objectif que s'est fixé eurofins.
Si les pays émergents ne pèsent encore que 10 % de l'activité du groupe, la croissance y est très forte, dépassant 30 % dans certains pays a indiqué Gilles Martin, qui se félicite de réaliser moins d'un quart de son activité en France et dans les pays d'europe du Sud. A noter, eurofins a profité du scandale de la viande de cheval, qui a généré quelques millions d'euros de chiffre d'affaires en tests Adn. « Mais à l'échelle du groupe, cela ne représente rien », tempère Gilles Martin.
un niVeau d'inVestissements éLeVél'an passé, eurofins a investi près de 100 millions d'euros dans de nouveaux laboratoires ou des extensions (l'enveloppe se monte à 500 millions d'euros sur la période 2013-2017), et 86 millions d'euros dans des opérations de croissance externe (plus de dix), qui ont apporté 120 millions d'euros de chiffre d'affaires additionnel (soit l'objectif annuel pour 2013-2017. Pour autant, l'endettement reste maîtrisé. la dette nette représente 1,76 fois l'ebitda, contre 1,70 en 2012 (covenant : 3,5). À noter, euro-fins a procédé à sa première émission obligataire (300 millions d'euros) l'an passé. le groupe, présent dans 36 pays, entend ouvrir à un deux nouveaux marchés par an. « Il nous manque une dizaine de pays », précise Gilles Martin, sans mentionner lesquels. Pour 2014, eurofins vise environ 1,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires et un ebitda ajusté de 250 millions d'euros. À terme, l'objectif est d'atteindre 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 20 % de marge d'ebitda en 2017.
Pour rappel, eurofins est spécialisé dans les tests en laboratoires sur les produits alimentaires (40 % de l'activité), la pharmacie (40 %) et l'environnement (20 %). le groupe, qui emploie 15 000 personnes, détient des positions de leader sur de nombreux marchés. Il profite de l'expansion des analyses dans le monde entier, mais aussi de mouvements d'externalisation. eurofins a ainsi repris l'an passé le centre allemand de tests pour la nutrition infantile de danone.