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FCO : le regain de l’épidémie retarde les exportations

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La situation des éleveurs est encore aggravée par l’épidémie de fièvre catarrhale ovine (FCO) qui est repartie depuis la fin de l’année 2007. En début d’année 2008, faute de vaccination contre le sérotype 8 du virus de la FCO, les broutards français n’ont pu être exportés vers l’Italie. Les premiers animaux vaccinés (au mois de mars) ont pu être à nouveau vendus en Italie au début de l’été. Alors que les envois reprennent peu à peu, c’est le sérotype 1 de la maladie qui atteint maintenant les troupeaux. L’épidémie progresse depuis le Sud-ouest (en provenance d’Espagne) et touche aujourd’hui le sud de la Corrèze et de la Haute-Vienne. 18 départements sont à ce jour en zone réglementée. Les exportations sont donc de nouveau bloquées. Au Space – salon de l’élevage de Rennes –, François Fillon a annoncé le financement de 50 millions de doses pour vacciner l’intégralité du cheptel français et arrêter l’épidémie. 930 000 doses bovines et 460 00 doses ovines sont attendues pour la fin du mois de septembre afin d’immuniser en priorité les animaux destinés à l’export et ceux à haut potentiel génétique dans les nouvelles zones touchées par l’extension de la maladie. Compte tenu des délais de vaccination (deux injections à trois semaine d’écart puis 60 jours de délai) mais aussi d’obtention de doses suffisantes, les exportations vers l’Italie pourraient encore être repoussées au mois de janvier. « De nombreux éleveurs se demandent où ils vont mettre leurs animaux cet hiver », s’inquiète le président de la FNB, Pierre Chevalier. « Souvent, la vente de broutards représente 80% du chiffre d’affaires des exploitations », précise Pierre Chevalier. C’est donc le revenu des éleveurs va encore s’en trouver touché.

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