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Sucre/fusion Feu vert pour la reprise de Vermandoise par Cristal Union

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L’Autorité de la concurrence a donné le 20 janvier son accord à la prise de contrôle majoritaire du groupe Vermandoise par Cristal Union. L’opération porte, directement ou indirectement, sur 95,30% du capital et des droits de vote de la Société Vermandoise de sucreries (SVS). En outre, Cristal Union déposera un projet d’offre publique d’achat simplifiée visant le solde des titres de la Société Sucrière de Pithiviers le Vieil (SSPLV) non détenus par SVS, étant précisé que SVS détient une participation de 56,51% dans le capital de SSPLV (Voir AgrO-International du 10 janvier). L’Autorité a considéré, après avoir mené son instruction, que l’opération ne posait pas de problèmes de concurrence.

Un secteur hautement concurrentiel
Sur la base des ventes de sucre industriel réalisées en France au cours de la campagne 2010-2011, l’opération portera Cristal Union au premier rang devant le groupe Tereos et Saint Louis Sucre (groupe Sudzücker). Mais ces deux groupes sont des concurrents significatifs : Tereos détient un quota global de production de sucre au niveau national plus important que ceux de Cristal Union et du groupe Vermandoise cumulés. Le groupe Sudzücker est le leader européen sur les marchés du sucre. Par ailleurs, Tereos et Saint Louis Sucre exportent actuellement une part importante de leur production dans d’autres pays européens mais pourraient servir une hausse de la demande qui leur serait adressée par les industriels français. En outre, les pays situés aux frontières nord et est de la France bénéficient également d’un excédent de production et des concurrents situés à la frontière tels que Pfeifer & Langen et Sudzücker pourraient également augmenter leurs ventes en France de manière compétitive. Dans la mesure où le groupe Vermandoise ne commercialise pas de sucre de bouche, l’analyse de l’Autorité a essentiellement porté sur les effets de la concurrence sur le marché du sucre destiné à l’industrie agro-alimentaire. Elle a estimé que, s’agissant du sucre industriel, le marché n’était pas suffisamment transparent pour que l’opération puisse favoriser une coordination des comportements entre les producteurs français, les prix pratiqués résultant le plus souvent de contrats de gré à gré.

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