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Produits de la mer/Acquisition Fodix reprend Opale Seafood

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Après le rachat de Marcel Baey en 2004 et de la SBSM (Société boulonnaise de salaison maritime) en 2007, la holding Fodix (détenue par deux Islandais) a reprise cet été Opale Seafood à la barre du tribunal suite à sa mise en liquidation judiciaire. Le nouvel ensemble, leader des saurisseurs traditionnels, pèse 15,5 M EUR et vise 20 M EUR d’ici à trois ans. Objectif auquel devrait s’ajouter le démarrage d’une activité de plats préparés dans les anciens locaux d’Opale Seafood.

Kristjan Kristjansson et Bergur Gudmundsson, associés au sein de la holding Fodix, sont en train de constituer une belle entreprise de saurisserie traditionnelle. Après Marcel Baey en 2004 et la SBSM (Société boulonnaise de salaison maritime) en 2007, ils viennent de reprendre Opale Seafood à la barre du tribunal. Comme pour la SBSM, son activité est intégrée sur le site de Marcel Baey.
Marcel Baey, qui pesait 4 millions d’euros en 2004 lors de sa reprise par Fodix, est passée à 11,5 millions d’euros en 2009, dont 4 millions apportés par la SBSM en 2007. Avec Opale Seafood, 4 millions d’euros de chiffre d’affaires, le nouvel ensemble, leader de la saurisserie traditionnelle, pèse désormais 15,5 millions d’euros. « Il y a les opérations de croissance externe, mais nous enregistrons également une croissance organique assez forte », précise Gilles Letourmy, directeur général de Marcel Baey. Aux 40 salariés de Marcel Baey viennent s’ajouter 30 personnes en provenance d’Opale Seafood, qui était en liquidation judiciaire. « Opale Seafood est une société comme il en existe beaucoup à Boulogne-sur-Mer. Il en sort de très beaux produits, mais elle n’a pas passé le cap d’un peu d’automatisme et la masse salariale est très importante. »
L’intégralité de la production d’Opale Seafood est donc rapatriée sur le site de Marcel Baey, qui réalise le gros de son activité avec du saumon (plus de 60 % du CA) et du saumon et du hareng (20 % du CA) fumés. Quant aux locaux d’Opale Seafood, ils devraient être reconvertis pour produire des plats préparés, mais le projet n’est pas encore tout à fait arrêté. Comme le poisson fumé, ils seront destinés à la restauration et la GMS et s’appuieront sur une marque existante (voir encadré).
Avec une production totale d’un peu plus de 2 000 tonnes de produits finis, Marcel Baey vise 20 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici à trois ans (16 à 17 millions dès 2011), hors diversification dans les plats préparés.
Fodix est aussi actionnaire à 50/50, avec Nastar, de Mona, entreprise créée en septembre 2009. Mona produit de filets de morue salée à destination des marchés français et italiens. Avec 25 personnes, elle vise 4 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année.

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