Le projet de rapprochement des activités canards gras d’Euralis et de Maïsadour « justifie […] un examen approfondi » en raison d’un « doute sérieux d’atteinte à la concurrence », annonce l’Autorité de la concurrence dans un communiqué le 14 décembre. L’ouverture de cette « phase 2 » ne « préjuge pas de l’existence d’éventuelles atteintes à la concurrence ni de l’issue de la demande d’autorisation », rappelle-t-elle. Lors de la première phase de l’enquête, l’organisme public a estimé que le rapprochement « conférerait à l’entreprise commune des parts de marché significatives » dans plusieurs secteurs, en amont (collecte d’animaux) comme en aval (commercialisation de produits issus de canards gras). Une position qui risquerait d’entraîner une « augmentation des tarifs » et une « diminution de la qualité et de la diversité des produits proposés ». L’entreprise « exploitera des marques notoires telles que Delpeyrat, Maison Montfort, Diamant Noir, Rougié, Toque Blanche, Sarrade, Comtesse du Barry », note l’Autorité.
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Notifié aux pouvoirs publics en mai, le projet de rapprochement porte sur les activités canards gras pour Euralis (6 500 adhérents, 1,64 Md€ de CA pour l’ensemble du groupe) et sur le canard gras et le saumon fumé pour Maïsadour (5 000 adhérents, 1,415 Md€ de CA). En juillet, les coopératives du Sud-Ouest ont soumis des mesures visant à résoudre ce problème de concurrence. Une proposition jugée « insuffisante » par l’Autorité. S’ouvre désormais une « phase 2 » d’examen approfondi, d’une durée de 65 jours ouvrés, un délai « pouvant être allongé si nécessaire ». Durant cette nouvelle phase d’enquête, l’Autorité de la concurrence consultera les acteurs du secteur à travers des auditions ou des « nouveaux tests de marché ».