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FranceAgriMer appelle la filière PPAM à réfléchir à son futur

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Parmi cinq scénarios prospectifs à horizon 2040, un seul recueille l’enthousiasme de la filière des plantes à parfum, aromatiques et médicinales. FranceAgriMer appelle l’ensemble des acteurs à le concrétiser et à faire obstruction aux scénarios repoussoirs.

Au deuxième jour du colloque sur les plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM) organisé par l’Iteipmai (institut technique) à Chemillé-en-Anjou, le 23 novembre, la cheffe de la mission prospective à FranceAgriMer Françoise Brugière a présenté cinq scénarios vraisemblables pour la filière à horizon 2040-2045. Ces scénarios sont le fruit des 87 hypothèses « jugées les plus déterminantes » parmi 800 hypothèses formulées par un groupe de travail de 15 professionnels, qui a planché sur le sujet entre juin 2018 et octobre 2020. Les hypothèses sélectionnées ont été réfléchies en interaction les unes avec les autres, sur des thèmes d’ordre général (changement climatique, biodiversité, coût de l’énergie, sécurité sanitaire…), spécifiques à la filière (gouvernance, recherche, génétique, réglementation…) et liés aux marchés et aux produits (demande nationale et mondiale, qualité, prix…). Les cinq scénarios ont ensuite été discutés par une quarantaine d’experts et de professionnels lors d’un forum de restitution virtuel.

Coordination et co-construction

Le scénario B, qui envisage les PPAM comme « une réponse réaliste et efficace à la demande de naturalité » a été le plus favorablement accueilli. Il a « rencontré un enthousiasme certain » invitant à « une proactivité positive » pour agir « en ce sens-là », a indiqué Françoise Brugière. Ce scénario esquisse une demande de naturalité ferme de la part des consommateurs et une filière « coordonnée » qui « a œuvré à la co-construction réglementaire ». La filière PPAM est dotée de modes d’extraction traditionnels mais aussi alternatifs. Elle porte une production qui « conquiert des territoires » grâce au changement climatique et qui développe la bio, l’absence de résidus de pesticides et un affichage environnemental « crédible ».

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Le scénario D, qui entrevoit deux modèles de production « complémentaires » – l’un local, l’autre intensif – a été accueilli de manière « plus mitigée », selon Mme Brugière. Les trois autres scénarios (filière sans gouvernance collective emmenée par les industriels, marché naturel limité face au marché de synthèse, et PPAM devenues inutiles face aux évolutions technologiques) sont, sans surprise, « plutôt repoussoir », a complété la cheffe de la mission prospective. Françoise Brugière a appelé l’ensemble de la filière à faire de ces travaux « un terrain d’échange de points de vue ». D’une part, pour faire émerger des actions afin de « favoriser le scénario le plus désirable », mais aussi pour « contrecarrer » les scénarios non désirables qui pourraient toutefois se produire.

« Proactivité positive pour agir en ce sens »