Référence dans la quenelle qualitative et créative et les sauces fraîches, Giraudet multiplie les innovations pour la saison qui commence. Profitant de l’entrain pour le traiteur frais et le snacking, l’entreprise familiale de Bourg-en-Bresse veut davantage s’affirmer dans les soupes fraîches et cuisinées.
Fidèle à sa ligne de conduite, Giraudet multiplie les innovations cet automne. « Nous proposons quatre nouvelles recettes de quenelles pour cette rentrée et cinq nouvelles soupes en cups », annonce Dominique Reynaud, le président de Giraudet, basé à Bourg-en-Bresse (Ain). Les sauces ne sont pas en reste avec là aussi trois nouveautés. Ingrédients bien-être ou rares et recettes exclusives caractérisent la nouvelle carte automnale de la maison centenaire.
Le spécialiste du « cuisiné » veut se rapprocher encore un peu plus du fait maison avec plusieurs recettes 100 % biologiques : c’est le cas notamment des quatre recettes de quenelles, des trois sauces et de quatre soupes en cups sur cinq. Les sauces fraîches sont un marché de niche peu encombré sur lequel Giraudet estime avoir un avantage à pousser, en passant des sauces pour les quenelles aux sauces pour les pâtes, les viandes et les poissons. « Nous ne faisons pas du bio un passage obligé, mais il est clair que c’est une tendance de consommation qui s’affirme, et nous devons être à l’écoute de cette attente des consommateurs », poursuit le président. La production biologique est bien connue de l’entreprise qui proposait déjà des recettes biologiques il y a vingt ans, alors qu’il ne s’agissait pas encore d’une tendance majeure.
Plus de bio, sous réserve de trouver la matière première
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« Nous allons encore développer les recettes biologiques mais cela pose une question en termes d’approvisionnement », selon Dominique Reynaud. L’entreprise réfléchit actuellement à conclure des accords avec des producteurs locaux de légumes, et à trouver les outils adéquats pour la transformation de ces mêmes légumes. Et si les ingrédients biologiques ne sont pas au niveau en termes de qualité, Giraudet préfère utiliser une matière première conventionnelle, comme c’est le cas avec la soupe au comté AOP 18 mois.
Giraudet attend beaucoup de sa nouvelle présentation des soupes. « Nous avions déjà des soupes en cups depuis trois ans, mais le résultat n’était pas à la hauteur », fait remarquer le président qui a opté pour un nouvel emballage qui met en valeur les ingrédients et la recette. Et qui sera déployé sur les bocaux 50 cl. Les cups doivent répondre à la demande pour les GMS qui peuvent proposer le produit au rayon snacking ou au rayon des soupes fraîches.
Les trois dernières années ont été marquées, pour l’entreprise, par une intense politique d’investissements, avec 7,5 millions d’euros mobilisés pour porter la surface de l’usine à 3 300 m2. Celle-ci produit 1 000 tonnes de quenelles chaque année. Les ventes ont représenté 12,3 millions d’euros en 2016, essentiellement aux GMS, auxquels il faut ajouter 1,8 million d’euros de ventes provenant des six boutiques en propre. Le chiffre d’affaires global a progressé de 8 % en 2016, une performance identique étant attendue par la direction pour 2017. De nouveaux investissements dans la production ne sont pas programmés aujourd’hui, sauf pour le conditionnement des cups si les volumes venaient à augmenter.