Le groupe français mutualiste d’assurances Groupama a réalisé en 2004 un bénéfice net combiné part du groupe de 359 millions d’euros, multiplié par 2,3 par rapport à 2003. Groupama SA a également enregistré un résultat net en forte augmentation, à 258 millions d’euros. Fort de ce bilan 2004, le groupe souhaite poursuivre sa croissance externe, après le rachat du Gan en 1998.
« En 2004, le groupe a tenu ses engagements avec une forte progression du résultat, qui permet ainsi de dépasser notre objectif de rentabilité», a déclaré Jean Azéma, directeur général de Groupama, lors de la présentation des résultats 2004 du groupe. L’assureur a en effet multiplié son résultat net, part du groupe, par 2,3 par rapport à l’année 2003, en passant de 155 millions d’euros à 359 millions d’euros. Le chiffre d’affaires combiné, déjà annoncé en février Voir Agra Presse Hebdo n°2995 du 21/02/2005, a fléchi de 0,4 % en 2004 à 12,83 milliards d’euros, en raison de l’arrêt, décidé par le groupe, de certains contrats au Royaume-Uni. A périmètre et taux de change constants, il apparaît par contre en hausse de 2,5%. Du fait de la poursuite de la politique de maîtrise des coûts de fonctionnement menée par le groupe, les frais d’exploitation nets ont pu enregistrer un recul de 56 millions d’euros en un an.
Croissance en vue en Europe du Sud
Du côté de Groupama SA, avec un chiffre d’affaires de 10,1 milliards d’euros en baisse de 3 % par rapport à 2003, le bénéfice net consolidé part du groupe s’établit à 258 millions d’euros, après 138 millions d’euros en 2003. Groupama entend également « poursuivre son développement » à court terme en France, avec de nouvelles offres, comme à l’international où il prévoit une croissance de ses activités en Europe du Sud (Espagne, Portugal et Italie) et dans les marchés émergents. Il vise également, mais à plus long terme, un développement en Chine et au Vietnam. Interrogé sur les perspectives d’une croissance externe, Jean Azéma n’a pas exclu que Groupama « réalise prochainement de nouvelles acquisitions comme celle du Gan en 1998, pour faciliter son introduction prochaine en Bourse ». Le groupe s’intéresserait fortement à l’Europe du Sud.