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Trois questions à Alain Guillaume, président du Snia « Il faut nous inviter autour de la table »

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-Qu’attendez-vous des industriels de la transformation et des distributeurs ?
Nous voulons travailler avec eux sur les besoins qu’ils ont pour leur clientèle afin de procéder à l’élaboration technique et à une évaluation des coûts. Nous connaissons l’élevage et la nutrition animale. Nous savons ce qui peut être fait et combien ça coûte. Ce sont des approches réussies qui nous font dire cela. Il faut nous inviter autour de la table pour travailler ensemble en amont, pas seulement nous dire il faut faire ceci ou cela.

– Où en est le dossier de la contractualisation ?
Des contrats existent depuis longtemps. Dans l’aviculture et la volaille de ponte, il y a intégration ou des contrats de garantie de prix. Il faut que ça se développe. Nos filières sont interdépendantes. Il faut marcher dans la même ligne entre l’éleveur et le débouché industriel. Certaines filières sont à la traîne. Le porc n’a pas beaucoup progressé et dans le bovin viande, tout est à faire.

… et le dossier des cahiers de charges ?
Nous rencontrons beaucoup de résistance de la part des organismes certificateurs. Nous demandons un contrôle documentaire à distance des formules d’aliments pour nos sites certifiés par le Guide des bonnes pratiques. Les audits redondants génèrent des surcoûts. Nous en sommes au stade des pressions et nous recommandons aux entreprises certifiées par le guide des bonnes pratiques de différer tout nouveau contrôle.