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Producteurs de porcs « Il ne faut plus subir mais proposer des idées nouvelles »

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La nouvelle équipe de la Fédération nationale porcine (FNP) a présenté le 7 avril sa stratégie pour l’année 2005. Le président, Jean-Michel Serres, entend « mieux écouter les préoccupations des éleveurs et développer leur sens de l’initiative ». « Nous ne devons plus subir mais réunir nos forces et innover », lance le nouveau secrétaire général Paul Auffray.

« Il est temps de faire une introspection et écouter notre base, pour bâtir une nouvelle stratégie », souhaite Paul Auffray, secrétaire général de la Fédération nationale porcine. Le nouveau bureau de la FNP voir Agra Presse Hebdo n°3000 du 28 mars 2005 souhaite adopter une nouvelle stratégie pour permettre de « retrouver une vraie dynamique ».

Un fort endettement des exploitations  

« Nous entamons la 4e année de difficultés », s’alarme le président Jean-Michel Serres. « A l’heure actuelle, les prix payés aux éleveurs sont encore inférieurs aux coûts de production. Les prix qu’on nous paie sont désormais inférieurs à ceux pratiqués en Espagne et en Allemagne », ajoute-t-il. « On espérait que 2005 serait une année de sortie de crise, mais les trésoreries des éleveurs continuent de s’effondrer et l’endettement d’augmenter », déplore-t-il. « Pourtant, nous sommes de plus en plus productifs et respectueux de l’environnement, mais nous ne sommes jamais récompensés de nos efforts » souligne-t-il. Pour 2005, la production porcine française devrait être stable. « Mais le marché allemand devient de plus en plus directeur et nous pénalise », explique le nouveau président.

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Développer les initiatives

Face à des producteurs français trop dispersés et une pression grandissante de la grande distribution, le nouveau bureau de la FNP veut développer les initiatives chez les éleveurs. « Il ne faut plus subir mais apporter des idées nouvelles dans nos exploitations », souhaite Paul Auffray. Un des principaux objectifs pour les prochains mois : augmenter les marges. Face au poids excessif de la grande distribution, « nous avons intérêt à nous unir et créer des alliances entre coopératives pour être plus forts », explique le nouveau secrétaire général. Mais la réflexion concernera aussi le cœur des exploitations. « Nous devons développer la fabrication d’aliments à la ferme », ajoute-t-il. En effet, l’achat d’aliments composés est une source d’alourdissement des charges pour les éleveurs. Et en des temps difficiles, cela leur permettrait de réaliser des économies non négligeables. Pour développer « ces nouvelles stratégies », la FNP souhaite organiser prochainement un séminaire de réflexion qui permettrait aux éleveurs « d’être force d’actions et de réflexions ». Un nouvel élan à confirmer…