Abonné
Petit à petit, la préparation du G20 agricole sous la houlette du ministre français Bruno Le Maire a pris une voie plus classique. La priorité est maintenant, entend-on de toute part, de réinvestir dans l’agriculture. Tant de la part de la puissance publique que de la part des opérateurs privés. Quoi de plus normal ? Pour freiner les flambées des prix ou la volatilité, il n’est de meilleure solution que de produire plus et avec plus de productivité.
Ce qui est vrai de la planète doit l’être aussi de l’Europe et de la France, n’est-ce pas? Est-on prêt à investir plus, pour améliorer les conditions de production ? Par exemple pour construire des silos supplémentaires dont le pays a tant besoin ? Par exemple pour pratiquer une recherche en biotechnologies végétales en ne laissant pas le leadership aux Etats Unis ? Par exemple en matière de réserves et d’infrastructures sur l’eau trop souvent mis à mal à la première sécheresse ? Par exemple en matière agroalimentaire pour rattraper le terrain perdu récemment face aux autres exportateurs comme l’Allemagne par exemple ? Par exemple, enfin, en installations de biogaz pour étoffer le revenu agricole tout en produisant de l’énergie nouvelle ?
Voilà tout une série d’objectifs qui ne peuvent pas se voir accuser de distorsion de concurrence vis-à-vis de l’Union européenne ou même de l’OMC. La seule question est de savoir si l’argent existe et s’il y aura un retour sur investissement. A en juger par l’importance de la question agricole dans les années à venir, on peut en être quasiment certain.
Alors, quand commence-t-on ?