Près de 100 000 ouvriers agricoles au noir ont été découverts en 2009 lors d’inspections réalisées par les services de l’État italien, pour la quasi-totalité dans les régions du sud de la Péninsule. C’est qu’a rapporté le quotidien Il Corriere della Sera le 6 février. Sur un total de 98 376 ouvriers agricoles au noir découverts lors des contrôles de l’Institut national de la prévoyance sociale (INPS, équivalent des Urssaf françaises), 99 % sont concentrés dans cinq régions du sud : la Campanie (35 556), les Pouilles (25 896), la Sicile (20 790), la Calabre (13 262) et la Basilicate (2004). L’agriculture n’est pas le seul secteur de l’économie italienne affecté par le travail au noir : 79 % des entreprises contrôlées par l’INPS sur le territoire italien employaient des travailleurs qui n’étaient pas en règle. En terme de cotisations sociales, ces infractions représentent une évasion fiscale de 1,253 milliard d’euros, dont 295 millions pour le secteur agricole, selon des chiffres cités par Il Corriere della Sera. La publication de cette enquête intervient alors qu’en janvier de violents affrontements entre des ouvriers agricoles africains, employés pour la plupart illégalement pour ramasser oranges et mandarines, et des habitants de la ville calabraise de Rosarno ont fait 31 blessés.
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