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En direct avec Joël Tingaud, président de Cluster West

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Au-delà de la démarche de bien-manger durable, quelle est la spécificité d’une structure comme West ?

Le cluster West est atypique. Il repose sur la volonté des membres de donner de leur temps et de partager leurs compétences pour faire avancer des projets communs. Avec bien sûr un résultat économique à la clé. Aujourd’hui, le cluster se structure mais nous continuons à vouloir des membres actifs. La vie du réseau, c’est eux, pas la structure. Nous montons l’outil West Communities pour que les membres fassent vivre l’activation des projets. Un autre élément, à mon avis, qui fait l’originalité du cluster, c’est que notre modèle économique, à terme, ne repose pas sur les subventions. La labellisation grappe d’entreprises nous apporte les fonds nécessaires pour mettre en œuvre un modèle économique récurrent, mais nous comptons ensuite « voler de nos propres ailes. » Dans le contexte de niveau de dette et de difficultés économiques que l’on connaît, certaines structures auraient peutêtre intérêt à s’interroger sur la récurrence des aides dont elles bénéficient.

Comment une telle démarche a-t-elle pu prendre corps ?
Il y a eu dès le départ des industriels comme Jacques Arrivé, le premier président du Cluster West, Alain Glon ou encore Patricia Brochard de Sodebo. Mais l’âme du cluster, c’est Jean-Yves Delaune. C’est un homme exceptionnel : il a une vision une capacité à assumer ses implications et une réalité dans un environnement donné. S’il n’avait pas été là, le cluster n’existerait pas aujourd’hui.

Aujourd’hui quels sont les enjeux pour le Cluster West ?
Nous vivons une période charnière pour la pérennisation de notre activité. L’équipe est jeune, internationale, compétente, et très enthousiaste. Nous avons identifié les compétences et nous travaillons maintenant à structurer tout cela.
Au-delà, l’enjeu, c’est de mobiliser autour de notre état d’esprit. Trop d’entreprises se réfugient dans le « c’est de la faute des autres ». La faute de l’administration par exemple. Alors c’est vrai, faire avancer certains projets, cela demande beaucoup d’opiniâtreté, mais ce n’est pas une raison pour tomber dans la sinistrose ! Nous voudrions tellement démontrer aux gens que notre avenir n’est pas forcément une pente descendante.