Perrier, c’est fou ! Entre un syndicat qui n’hésite pas à aller jusqu’au bout de sa logique sans en craindre les conséquences, et un ministre de l’Economie décidé à intervenir, les dirigeants de Nestlé Waters ne devaient plus se sentir maîtres chez eux. Reste que le joker Nicolas Sarkozy peut se targuer d’avoir remporté une petite victoire en favorisant la reprise du dialogue entre les deux parties. Et c’est tant mieux. Déjà, comme au poker, chacun abat une carte pour tester son vis-à-vis. Le groupe suisse a d’ores et déjà indiqué que le contenu de l’accord sur le départ en préretraite d’un millier de personnes ne pourra « en aucun cas » être renégocié. De son côté, la CGT s’est dit prête à étudier la possibilité de lever son droit d’opposition, mais attend « des ouvertures nouvelles ». Ce bras de fer fait désordre et pourrait, s’il se prolongeait trop, décourager certaines velléités d’investissements dans l’industrie française, dans quelque secteur que ce soit, voire encourager les velléités à délocaliser. Perrier est une marque fleuron de l’agroalimentaire hexagonal. Elle est un atout économique de toute une région et de ses habitants. Ne mérite-t-elle pas mieux que d’être l’objet d’un affrontement dont elle risque de subir les séquelles ? Ne peut-on pas tirer la leçon de cette crise pour trouver un terrain de discussion qui permette dans l’avenir de désamorcer les futurs conflits ?
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