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Céréales/Résultats Kellogg : retour à la croissance mais rentabilité en berne

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Si Kellogg a renoué avec une hausse de ses ventes en 2011, la rentabilité, elle, est encore en berne. Le groupe présente 2011 et 2012 comme deux années de consolidation après une mauvaise année 2010. En Europe, les ventes restent en recul alors que toutes les autres zones sont en croissance.

Kellogg a publié un chiffre d’affaires de 13,2 Mds USD pour 2011, en progression de 6,5 % par rapport à 2010. Hors effet de changes, la croissance a atteint 4,5 %. Il s’agit donc d’un net retour à la croissance pour le groupe dont les ventes avaient décliné de 1 % en 2010 (tant en publié qu’en organique). L’année 2010 avait en effet été marquée par des performances décevantes sur certains marchés, une intensité concurrentielle très forte et un rappel de 28 M de boîtes qui avait fait grand bruit.

Hausse des ventes généralisée, sauf en Europe
En 2011, les ventes sont reparties à la hausse tant en Amérique du Nord (+5,3 % en croissance interne pour l’année contre - 1 % en 2010) qu’à l’international (+2,8 % sur 2011, alors que 2010 avait été stable). Sur ce second segment, les progressions sont diverses : l’Amérique latine est en forte hausse mais l’Europe continue à marquer le pas (-0,7 % après - 3 % en 2010, toujours en croissance interne).

Une rentabilité en berne
Si l’activité a progressé, les résultats, eux, sont quasiment stables, entraînant une dégradation de la rentabilité du groupe. Les perspectives avaient même été revues à la baisse lors de l’annonce des résultats du troisième trimestre (le résultat d’exploitation avait décliné de 13 % mais cette mauvaise performance a été atténuée par le quatrième trimestre où le résultat d’exploitation a bondi de 20,3 %). Sur l’année, le résultat d’exploitation perd 0,7 %, à près de 2 Mds EUR (- 2,9 % hors effet de changes alors que 2010) avait été stable. Au final, le résultat net part du groupe passe de 1,25 Md USD à 1,23 Md USD.
Pour expliquer ce recul de la rentabilité, le groupe met en avant des coûts liés à des investissements dans la supply chain, à la remise en place de rémunérations variables et à l’augmentation du prix des matières premières. « Nous allons continuer à améliorer la supply chain en 2012 et nous allons aussi concentrer nos efforts pour renforcer nos investissements sur la construction de marque et lancer des innovations encore plus fortes », a déclaré John Bryant, président et CEO dans un communiqué.

Perspectives 2012 dans la continuité de 2011
Pour 2012, le groupe prévoit une croissance organique de 4 % à 5 % et un résultat opérationnel stable ou en légère hausse. « Nous reconnaissons que 2011 et 2012 sont des années de transition, mais nous sommes confiants sur le fait que nos investissements sont les bons pour l’entreprise et pour la croissance future », a également déclaré John Bryant.