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En dépit de la stagnation économique actuelle, les fabricants de produits alimentaires et de boissons, disposent d’une trésorerie confortable. Ils vont porter leurs investissements sur les produits nouveaux, les fusions et acquisitions ainsi que sur la technologie. Telles sont les principaux enseignements de l’étude réalisée par KPMG aux Etats-Unis et publiée le 14 juin.
L’industrie du food and beverages a connu une bonne année, selon KPMG dans son étude (1) . 68 % des dirigeants interrogés indiquent que leur bilan financier s’est amélioré par rapport à 2011. 47 % annoncent une progression de leur cash flow. Fort de leur solidité financière, les fabricants agroalimentaires vont adopter des stratégies plus agressives en faveur de la croissance et de l’innovation, note l’institut d’audit américain. Plus de la moitié des entreprises agroalimentaires prévoient ainsi d’investir. Elles envisagent de le faire pour 39% dans de nouveaux produits ou services et pour 38% dans des acquisitions. Globalement, 62% d’entre elles anticipent une fusion ou une acquisition dans les deux prochaines années. 36% des dirigeants pensent qu’ils vont investir dans les technologies y compris le cloud computing et l’analyse des données. Cette approche permettra de diminuer les coûts et d’accélérer les temps de mise sur le marché.
Améliorer l’efficacité opérationnelle, obsession des industriels
La plupart des entreprises pointent du doigt la tarification et le coût des intrants (matière première, énergie,…) pour expliquer la pression sur leur croissance et les marges opérationnelles. Face à ce constat, elles misent sur l’amélioration des process industriels. C’est leur premier objectif de croissance interne. Autre thème de préoccupation, les entreprises porteront davantage leur attention sur les rémunérations et sur la formation. Recruter de nouveaux talents pose apparemment problème. Le nombre d’entreprises se plaignant de la faiblesse des compétences comme barrière à l’embauche a plus que doublé d’une année sur l’autre (16% contre 7%). Par ailleurs, les industriels interrogés citent la sécurité alimentaire et le management des risques parmi les réglementations les plus impactantes sur leur business. En dépit de ces préoccupations, les groupes agroalimentaires entrevoient 2012 avec optimisme. Non seulement, 60% d’entre eux ont amélioré leurs bénéfices, mais les trois quart des entreprises du panel s’attendent à un meilleur exercice l’année prochaine.
(1)L’étude a été réalisée en mai 2012 auprès de 103 dirigeants américains (senior executives). 23 % des personnes interrogées travaillent dans des entreprises de plus de 10 milliards de dollars ; 34 % dans des entreprise de $1 milliards à 10 milliards de dollars, et 43 % de 100 million à 1 milliard de dollars.