Le numéro quatre de la brasserie allemande, Brau und Brunnen, achète son concurrent Tucher, avant d’être lui-même mis en vente par la banque HypoVereinsbank, qui détient 55,6 % du groupe. Le secteur de la brasserie allemande continue ainsi sa grande vague de consolidation, commencée il y a deux ans.
Le numéro quatre allemand de la brasserie, Brau und Brunnen, a racheté son concurrent Tucher, se hissant par là-même au rang de troisième du pays. Brau und Brunnen, filiale de la deuxième banque du pays HypoVereinsbank, poursuit une stratégie de renforcement dans le but de séduire d’éventuels repreneurs. L’entreprise est en effet à vendre, puisque la banque allemande souhaite se séparer de ses 55,6 % d’actions dans cette brasserie pour couvrir la perte (858 millions d’euros) qu’elle a subie, pour la première fois de son histoire, l’an dernier.
Une dizaine d’entreprises sur les rangs
Le groupe alimentaire Oetker, déjà propriétaire de Radeberger, troisième brasserie avant l’opération de Brau und Brunnen, est intéressé. Selon Brau und Brunnen, au total, une dizaine d’entreprises serait sur les rangs. Dans la presse allemande, on évoque le belge Interbrew, le néerlandais Heineken, l’anglais Scottish & Newcastle, le conglomérat britannico-sud-africain SAB-Miller, ou le danois Carlsberg, qui a nié être intéressé.
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Le processus de vente vient d’être enclenché ; il devrait être finalisé d’ici à la fin de l’année. Brau und Brunnen est revenu dans le vert en 2002 au niveau du résultat net. Il a dégagé un bénéfice net de 82 millions d’euros, grâce à la cession de son eau Appolinarius au Britannique Cadbury Schweppes. Au niveau de l’exploitation néanmoins, il est resté dans le rouge. En 2004 Brau und Brunnen pense devenir bénéficiaire et verser, pour la première fois depuis dix ans, des dividendes.
Le monde de la brasserie allemande est en ébullition depuis deux ans. La consommation domestique a beaucoup baissé. Le secteur, auparavant caractérisé par son atomisation, a été la scène de nombreux rachats, notamment par des groupes étrangers. Le belge Interbrew a frappé le plus grand coup, avec le rachat en 2001 des brasseurs Beck & Co, Diebels et Gilde, pour un montant total de 2,6 milliards d’euros. Il est désormais numéro un en Allemagne.