La Brasserie de Saint-Omer a été reprise début juin par son p.-d.g., André Pecqueur. A la tête de l’entreprise depuis une vingtaine d’années, ce dernier avait acquis la brasserie avant que Heineken ne s’y intéresse en 1996. Spécialisée dans les marques de distributeurs et les premiers prix, l’entreprise réalise un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros, avec une production de 1,8 million d’hectolitres. La brasserie va investir 2,5 millions d’euros afin d’installer de nouvelles lignes de conditionnement en boîte métal.
Sous la coupe du brasseur néerlandais Heineken depuis douze ans, La Brasserie de Saint-Omer reprend son indépendance. Acquise après un dépôt de bilan il y a une vingtaine d’années par André Pecqueur, la brasserie du Nord-Pas-de-Calais s’est concentrée sur les marques de distributeur et premier prix. Stratégie ne correspondant plus aux attentes de Heineken qui souhaite se concentrer sur des marques à plus forte valeur ajoutée, le brasseur néerlandais a trouvé plus judicieux de céder cette filiale. André Pecqueur a ainsi repris 100% du capital de la brasserie et devient désormais pdg actionnaire. « Rien ne va changer. Heineken nous laissait gérer l’entreprise. Nous l’avons reprise pour continuer à être performant et poursuivre notre dynamisme de croissance. Nous devenons ainsi le premier brasseur indépendant de France sur les marques de distributeur et premier prix », explique André Pecqueur. La Brasserie de Saint-Omer serait ainsi loin devant ses quatre autres concurrents qui totalisent des volumes de 600 à 700 000 hectolitres, lorsqu’elle en brasse 1,8 million, selon le p.-d.g.
Employant 170 personnes, la Brasserie de Saint-Omer a réalisé un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros en 2007 et prévoit une croissance similaire de l’ordre de 15 à 20% pour 2008 grâce à de nouveaux clients mais également à de nouveaux produits.
Saturer son outil
Alors qu’elle ne produit jusqu’à présent que des bouteilles, la brasserie va se tourner vers la production de boîtes métal de 33 centilitres. Elle va ainsi investir 2,5 millions d’euros afin d’installer de nouvelles lignes de conditionnement. La commercialisation de ces nouveaux produits est prévu pour le début de l’année 2010. « L’année dernière, nous avons manqué de bouteilles. Il n’y a plus assez de verrerie en France », indique André Pecqueur qui a du se fournir auprès d’autres industriels européens. La brasserie prévoit également le lancement de bières d’abbaye sous MDD.
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L’objectif de son p.-d.g. reste de saturer son outil industriel en portant sa production à 2,2 millions d’hectolitres à moyen terme. Mais l’entreprise n’affiche pas des ambitions démesurées. « Nous avons déjà une taille correcte. Certes, nous voulons grandir mais à un niveau correct », souligne le p.-d.g.
La Brasserie de Saint-Omer garde sa stratégie de marques de distributeurs et de premiers prix, même si 10% de ses volumes sont réalisés grâce à sa marque propre Saint-Omer. L’entreprise est également présente en Angleterre et en Espagne où elle commercialise 40% de ses volumes.