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Négociations chez Doux La CFDT loue l’exemplarité de la politique sociale du groupe volailler

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Selon la CFDT, le groupe Doux n’a vraiment rien à voir avec la mauvaise image sociale qu’il véhicule, ont expliqué récemment les représentants du syndicat. L’industriel breton n’a pas imposé une nouvelle organisation du temps de travail (35 heures par semaine sans aucun jour de RTT) à partir du 1er juillet dernier, mais à l’issue de longues négociations que la CGT seule n’a finalement pas voulu signer. L’accord sur la RTT que la CFDT avait signé en 1999 permettait aux salariés du groupe en France (6500 personnes dans 18 usines) de travailler non pas 35 mais un peu moins de 33 heures, compte tenu des 23 jours de RTT. « C’était le meilleur accord de toute la filière avicole française », s’est exclamé Slimane Khaoui, délégué syndical CFDT de Doux, et syndicaliste combatif. Mais les avantages consentis par l’entreprise devenaient difficiles à tenir face aux difficultés auxquelles n’échappe plus le groupe.

Aussi la CFDT a-t-elle accepté de revoir à la baisse ses avantages lorsque Doux a dénoncé, en juin 2003, l’accord de RTT signé en 1999. Un an plus tard, en juin 2004, ce syndicat s’apprêtait à signer un nouvel accord limitant la réduction du temps de travail à 8 ou 13 jours selon les cas. La CGT a refusé en se faisant fort « de maintenir les 23 jours de RTT aux salariés (...) au besoin par un recours devant le tribunal », a rapporté la CFDT. Sans accord d’entreprise, l’industriel n’avait donc pas d’autres alternatives que d’appliquer la loi et la convention collective.

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On peut légitimement se demander pourquoi l’explication de texte vient du syndicalisme, et non pas de l’entreprise.