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RESTRUCTURATION/CHARCUTERIE TRAITEUR La charcuterie Maurer, en difficulté, supprime 48 postes

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En mars dernier, la charcuterie alsacienne Maurer a annoncé la suppression de 48 postes. Le rachat de Tempé, son concurrent direct, en avril 2012, ainsi que le contexte difficile dans lequel évolue le secteur de la charcuterie aujourd'hui expliqueraient la nécessité de restructurer à nouveau l'entreprise. Trop de charcuterie sur le marché, forte hausse du prix des matières premières non répercutée auprès des GMS, mauvaise gestion par l'entreprise des « restes matières » après transformation, arrêt de certains contrats à perte en MDD…, les explications sont nombreuses pour justifier ces suppressions d'emploi. « Tempé a bradé ses prix auprès de la grande distribution. Ces derniers savaient qu'ils pouvaient acheter 10 à 15% moins cher chez Tempé par rapport à d'autres charcutiers. Tempé était dans l'obligation de vendre du fait de ses difficultés financières », reconnaît un ancien de Socopa. Tempé, une marque à forte notoriété, avait déjà fait l'objet d'un dépôt de bilan en 2008. Lors de son rachat en 2012, à la suite de son deuxième dépôt de bilan, Maurer avait conservé une vingtaine de magasins franchisés et 190 emplois sur 272. Le groupe Maurer-Tempé emploie un peu plus de 360 salariés pour un chiffre d'affaires de 47 millions d'euros en 2013. Dominique Bigard, son président, annonce pour le 1er mai, une « harmonisation des gammes entre les marques Maurer et Tempé. Seule la charcuterie pâtissière restera sous la marque Maurer ». Toutes les autres productions porteront la marque Tempé. « Le réseau de distribution de Tempé n'est pas concerné par la restructuration », précise Dominique Bigard. Toute la production est aujourd'hui regroupée à Kingersheim.