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La consommation menacée

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Une étude publiée la semaine dernière par le Center for retail research révélait que les Français n’entendaient pas réduire drastiquement leurs dépenses pour les fêtes de fin d’année. L’affluence constatée le week-end dernier dans les centres commerciaux, ouverts le dimanche, en prévision des festivités semble attester la justesse de ce sondage. Pourtant, par delà ces célébrations pour lesquelles ils disent ne pas vouloir rogner leur budget pour se régaler de foie gras, huîtres, bûche et champagne, les lendemains de fête risquent fort d’être douloureux. La précédente crise de 2008 avait eu peu d’impact sur la consommation alimentaire, mais la situation est désormais radicalement différente. La crise dans la zone euro s’étend maintenant à tous les pays, à l’exception notable de l’Allemagne. Nul n’est en mesure de dire de quoi demain sera fait et de prédire quand s’arrêtera cette spirale infernale. Le discours politique a également totalement évolué. Plus aucun responsable n’oserait promettre des lendemains radieux. Les ménages vont forcément faire des arbitrages dans leurs dépenses. L’alimentation est l’un des postes où des évolutions sont possibles, à l’inverse de certains postes totalement incompressibles. Les produits moins chers, de marques de distributeurs, ou plus basiques vont sans doute plus largement garnir le panier de la ménagère. Les industries de l’alimentation s’y sont préparées déjà depuis quelque temps, mais l’accentuation de cette tendance risque d’être plus rapide et rude qu’escompté.