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Environnement La croissance verte en agriculture pourrait être plus efficace, selon l’OCDE

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Dans un rapport sur les politiques en faveur de la croissance verte dans le secteur agricole, l’OCDE estime que les États pourraient faire plus, notamment en coordonnant mieux leurs actions.

Les États n’ont en général pas de stratégie globale de croissance verte dans le secteur agricole, souligne l’OCDE (Organisation de coopération économique et de développement) dans un rapport sur les politiques en faveur de la croissance verte dans le secteur agricole. La plupart mettent en place un certain nombre de politiques individuelles sans réelle coordination entre elles. Il n’y a, par exemple, pas de consensus sur le ministère qui doit prendre en charge ce dossier, note l’OCDE. Ce qui n’empêche pas que des actions soient entreprises.
L’OCDE s’est penchée sur la manière dont les États tentaient de réduire l’utilisation des ressources par unité de production ou de préserver voire d’améliorer l’environnement en même temps que simuler la croissance dans le secteur agricole. La plupart des politiques mises en place dans les pays de l’OCDE visent plutôt la dimension « verdissement » que la dimension « croissance ». Les objectifs étant souvent l’amélioration de l’efficacité énergétique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Dans l’Union européenne, la plupart des actions mises en place sont financées dans le cadre du développement rural.
Bien que les pays de l’OCDE aient fait des efforts pour réduire les soutiens agricoles les plus dommageables pour l’environnement – à savoir ceux fondés sur les prix et les niveaux de production –, ils constituent encore la moitié de l’aide totale accordée aux agriculteurs. Ainsi ces aides sont passées de 74% du soutien total en 1995-1997 à 50 % en 2009-2011, tandis que la part des soutiens potentiellement les plus bénéfiques pour l’environnement est passée de 5 à 8% de l’aide totale au cours de la même période.
 
Création d’emplois
En plus de ces aides directes ou indirectes, certains pays ont également mis en place des systèmes de monétisation de la pollution grâce à des instruments de politique économique, tels que les dispositifs d’échange d’émissions. Pour l’OCDE, c’est l’un des moyens les plus efficaces de promouvoir une croissance verte.
Par contre, remarque l’organisation des pays les plus développés, « très peu d’Etats se sont penchés sur la capacité de l’économie verte à créer des emplois ». Autre recommandation : mieux impliquer les administrations régionales et locales dans l’élaboration des politiques. Pour cela, elles devraient être mieux représentées auprès des « institutions spécialisées » ou consortiums de recherche internationaux soutenant l’élaboration de nouvelles politiques. Un autre moyen d’améliorer la coordination des différentes mesures prises en faveur de la croissance verte en agriculture.