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La famille Hériard Dubreuil souhaite retirer Œneo de la Bourse

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Un projet d’offre publique d’achat simplifiée a été déposé le 10 décembre sur les actions de la société Œneo. Ce projet émane de la société Caspar, détenue par Andromède, elle-même contrôlée par la famille Hériard Dubreuil (propriétaire de Rémy Cointreau). Déjà détenteur de 63,1% du capital de la société de bouchage et de tonnellerie, l’initiateur de cette OPA simplifiée propose 13,50 euros par action. Ce prix offre une prime de 11,6% sur le cours de clôture du 6 décembre 2019 et de 23,0% sur la moyenne des cours pondérés par les volumes sur un mois. Il fait également « ressortir un multiple de résultat opérationnel courant (sur une base estimée à mars 2020) de 20,7x pour la valeur d’entreprise d’Oeneo (multiple boursier sur une base estimée à mars 2020) », souligne le communiqué de Caspar du 10 décembre 2019.

Cette offre s’inscrit dans le cadre de la volonté de la famille Hériard Dubreuil « de faciliter le développement de la société en dehors de la bourse, dans un contexte d’accroissement de la volatilité des coûts des matières premières et d’une pression concurrentielle croissante », est-il expliqué. Œneo sera ainsi libéré des contraintes inhérentes à une cotation, sachant qu’elle n’utilise pas les possibilités offertes sur le marché boursier. Ainsi « elle n’a pas utilisé les leviers de la Bourse pour son financement depuis 10 ans malgré la construction de trois usines Diamant et ses opérations de croissance externe » précise encore l’initiateur de l’offre. Si tout se passe comme prévu, une procédure de retrait obligatoire suivra l'OPA simplifiée, dont l’ouverture pourrait intervenir autour du 23 janvier 2020.

Une semaine avant l'annonce de cette opération, Oeneo avait publié ses comptes semestriels. Son résultat opérationnel courant (ROC) affichait une progression de 26 % à 23,3 M€, pour un chiffre d’affaires en hausse de 9,5 % à 143 M€, dont une hausse de 10,9 % dans l’activité bouchage et de 7,2 % en élevage. Pour le second semestre de son exercice en cours, le groupe entend poursuivre sur cette « dynamique », bénéficiant notamment d’une détente progressive du prix du liège. Et la génération de free cash-flow, généralement plus importante sur les six derniers mois de l’exercice, devrait permettre une réduction du taux d’endettement net annuel. Sur l’exercice 2018/2019, les dettes financières nettes représentaient 23 % des capitaux propres.