Réunis le 19 janvier pour le Forum mondial (GFFA) organisé annuellement en marge de la Semaine verte de Berlin, les ministres de l’agriculture de 74 pays, ont, selon le communiqué publié à l’issue de leurs débats, discuté de la façon dont la numérisation (technologies, innovations, information et communications, intelligence artificielle) « peut renforcer la viabilité économique du secteur agricole, la durabilité, la conservation des ressources, la résilience et l’orientation vers le consommateur ». La numérisation de l’agriculture est une « opportunité pour faciliter le commerce et relever les défis, en particulier ceux liés au changement climatique », ont-ils estimé, soulignant aussi la nécessité de « réduire les inégalités résultant de la fracture numérique ».
« Aider chacun »
Les participants ont souhaité « initier un processus global sous les auspices des Nations unies dans le but de créer un cadre international pour la numérisation en agriculture ». Ils ont demandé à la FAO de dessiner, en consultation avec d’autres organisations comme la Banque mondiale, l’OCDE ou l’OMC, un projet en vue de l’établissement d’un « Conseil numérique international pour l’alimentation et l’agriculture » chargé d’appuyer les gouvernements et autres acteurs, de favoriser l’échange d’idées et d’expériences, et donc d’« aider chacun à exploiter les opportunités offertes par la numérisation ».
La FAO est également « encouragée » à procéder à une « analyse de l’impact technologique des opportunités et des risques présentés par la numérisation pour l’agriculture et les zones rurales », et, sur cette base, à « développer une méthodologie commune pour évaluer et suivre le développement numérique dans le secteur agricole au niveau des États » – et « sous réserve de la disponibilité de fonds volontaires ».
Les résultats de ces travaux seront discutés lors du GFFA de 2020.