En 2016, plusieurs opérateurs français sont parvenus à exporter leur marchandise, notamment vers l’Allemagne et la Suisse. Toutefois, sur ces marchés, il faut des lapins élevés en parcs, ce que peu d’éleveurs français sont en mesure de proposer. Il s’agit de marchés de niche et d’un produit festif consommé seulement en fin d’année et à Pâques. Le principal problème est le coût de production qui ferme les marchés étrangers, la filière n’ayant exporté en 2015 que 10 % des 57 000 tonnes produites. En outre, les principaux marchés consommateurs, l’Italie et l’Espagne, produisent à peu près les mêmes quantités que la France, mais à des coûts inférieurs. La viande de lapin français certifiée halal pourrait trouver un débouché au Maghreb, mais, là encore, son coût de production la rend difficilement compétitive. Loeul & Piriot, leader sur le marché français, exporte chaque année entre 15 et 20 % de sa production, essentiellement vers l’Espagne, l’Italie et le Portugal, en profitant par exemple de hausses ponctuelles de la demande.
CB