« Définir “France, Terre de lait”, avec un logo et un plan de communication ambitieux ainsi que des cahiers des charges de segmentations sur les valeurs amont », telle est l’une des mesures du plan de la filière laitière mis en avant par Thierry Roquefeuil, le 14 décembre (voir Agra Presse n° 3623). Un plan de filière qui parle beaucoup de communication. Il comporte aussi d’autres éléments comme « développer des initiatives circulaires » de traitement des déchets, améliorer le « repérage des éleveurs en situation difficile », développer des fermes laitières bas carbone ou respecter le plan EcoAntibio2. Il s’agit aussi de « constituer des instances de concertations entre les associations de consommateurs et les ONG » ou encore « d’établir les conditions d’entrée des acteurs du commerce et de la distribution au sein de l’interprofession ». Peu d’éléments ressortent donc quant à une meilleure répartition de la valeur au sein de la filière. On peut y lire, dans ce sens, la volonté de la filière de créer des indicateurs de valorisation des produits laitiers à l’export et sur le marché national ainsi que la « définition d’une méthode commune de calcul des coûts de production » que les acteurs des négociations commerciales s’engagent à utiliser. Le Cniel propose aussi, dès le premier semestre 2018, de créer un réseau d’organisations de producteurs (OP), piloté par l’interprofession. Reste aussi cet objectif écrit noir sur blanc : « Le producteur doit avoir un revenu décent qui lui permette de couvrir ses charges, de rémunérer son travail et de se faire remplacer au moins une journée par semaine ».
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