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Coopération laitière La FNCL continue de réfléchir à la contractualisation

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L’assemblée générale de la FNCL (Fédération nationale des coopérative laitières) a été l’occasion pour ses intervenants de poursuivre la réflexion sur la contractualisation. Frédéric Chausson, directeur du développement coopératif de Sodiaal Union, a défendu l’idée d’un nouveau système de formation des prix, qui permettrait aux producteurs le souhaitant de produire de manière marginale un surplus de lait rémunéré à un prix correspondant aux cours mondiaux. Gérard Budin, président de la FNCL, a soutenu cette initiative et a rappelé les atouts de la coopération dans la conjoncture actuelle.

Lors de l’assemblée générale de la FNCL (Fédération Nationale des Coopérative Laitières), qui s’est tenue le 23 avril, l’essentiel des débats se sont concentrés sur la nécessité de la contractualisation pour mieux réguler le marché du lait dans le contexte économique compliqué que la filière traverse actuellement, alors que les négociations sur le prix du lait n’ont toujours pas abouti. Pour Gérard Budin, président de la FNCL, il apparaît nécessaire de « tracer un cadre général interprofessionnel pour la contractualisation et de développer l’observatoire des volumes ». Le plan de la filière interprofessionnelle repose sur quatre piliers : la mise en place d’indicateurs économiques au niveau du Cniel, la rédaction par le Cniel d’un guide de bonnes pratiques contractuelles, la création d’un comité des sages, la création d’un observatoire des volumes et la valorisation des produits laitiers français.

Un nouveau système de fixation des prix

La contractualisation a pour but d’adapter les volumes de lait aux demandes du marché et de donner la possibilité aux producteurs volontaires de produire de manière marginale un surplus de lait rémunéré à un prix correspondant aux cours mondiaux. Frédéric Chausson, directeur du développement coopératif de Sodiaal Union, a proposé lors de l’assemblée générale de la FNCL un système de fixation des prix : au lieu du schéma actuel de constitution d’un prix moyen englobant le quota et le prêt, il suggère de construire un prix A fixe sur un volume donné et un prix B optionnel connecté au marché et indexé sur la valorisation du beurre et de la poudre. « Ce modèle permettrait aux producteurs d’améliorer leur marge tout en ayant la stabilité nécessaire pour amortir les investissements », souligne Frédéric Chausson. « Cela favoriserait l’innovation, qui est la première caractéristique de la filière française », ajoute-t-il. Dominique Chargé, secrétaire général de la FNCL partage cet avis : « Il est nécessaire que la filière laitière bénéficie d’un cadrage interprofessionnel qui permette de créer de véritables repères concernant la formation des prix ».

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Liberté et responsabilité

Concernant la difficile question du prix du lait, le Cniel a élaboré un certain nombre d’indicateurs économiques. Mais l’interprofession n’a pas effectué la combinaison de ces indicateurs pour déduire l’évolution du prix du lait, car le droit de la concurrence l’interdit. Par ailleurs, Gérard Budin a fortement critiqué « la prédominance accordée au droit de la concurrence sur tout le reste », responsable en partie de la crise actuelle selon lui et a rappelé que le mutualisme et la coopération ont beaucoup d’atouts dans l’économie de marché d’aujourd’hui : « Nos entreprises conjuguent toujours la liberté et la responsabilité. Elles ont toute leur place dans cette économie de marché, aux côtés de toutes les autres formes d’entreprises ».