Ces deux dernières semaines, les cours au marché du porc breton (MPB) de Plérin n'ont pas suffisamment collé au marché allemand, estiment les producteurs de la FNP, qui dénoncent le « manque de courage généralisé » dans la filière. Au même moment, Michel-Édouard Leclerc se dit prêt à participer à un fonds « pour soutenir la modernisation des exploitations ».
Alors que la production porcine s'enfonce dans une crise depuis le mois d'octobre, la Fédération nationale porcine (FNP) regrette dans un communiqué le 16 avril « le manque de courage généralisé au sein de la filière pour combattre le fatalisme ambiant ». Les producteurs dénoncent « ceux qui privilégient la stratégie des prix bas, réservant ainsi aux éleveurs français un simple rôle d'esclaves ». La FNP regrette que les cours du marché du porc breton (MPB) de Plérin n'aient pas suffisamment collé, ces deux dernières semaines, aux hausses appliquées en Allemagne (+10 centimes le kilo, contre +2,9 en France). La fédération appelle ses sections « à réagir fortement et interpeller les groupes économiques et industriels de leurs régions ».
Leclerc propose un fonds de soutien
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Dans un entretien à Ouest France paru le 12 avril, Michel-Édouard Leclerc se dit prêt à participer à un fonds « pour soutenir la modernisation des exploitations, les investissements écologiques et la valorisation des produits ». Il réagissait aux récentes dégradations de magasins de l'enseigne Leclerc en Bretagne, et à la crise que traversent actuellement les éleveurs de porc, qui pointent la guerre des prix en vigueur sur leurs produits dans la grande distribution. « On l'a fait pour le poisson. E. Leclerc verse 6 millions chaque année dans un fonds, poursuit le p.-d.g. de l'enseigne. Pourquoi pas sur le porc, mais tous les acteurs doivent être associé s: les céréaliers qui fournissent l'aliment, les industriels de la transformation, l'État et la région. Avec pourquoi pas, le rôle moteur de la Banque publique d'investissement. »