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La FNSEA écrit à Macron sur « l’urgence » de la revalorisation des retraites agricoles

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Dans un courrier envoyé le 15 janvier au président de la République Emmanuel Macron, mais rendu public le 23 janvier, la FNSEA juge « nécessaire de revoir le niveau minimal de pensions des retraités agricoles » fixé à 75 % du Smic en le faisant « évoluer pour atteindre 85 % du Smic (environ 950 € par mois) ». « L’urgence est réelle », ajoute la centrale syndicale qui demande par ailleurs « une forfaitisation de la revalorisation annuelle » des pensions de retraites alors que celle-ci est établie sous forme de pourcentages par le gouvernement (0,3 % en 2019 et 2020 par exemple), une méthode « qui creuse inévitablement l’écart entre petites et grosses pensions », relève la FNSEA. Sur la réforme des retraites prévue pour mi-2019 et dont les premières orientations commencent à apparaître, le syndicat estime « qu’elle n’apportera aucune réponse à la réalité dramatique des plus faibles pensions agricoles perçues aujourd’hui par les anciens agriculteurs ». « La large majorité des retraités agricoles restent bien en deçà du seuil de pauvreté, estimé à 1 026 € », indique-t-il, citant notamment des chiffres du Conseil d’orientation des retraites (COR) d’une « retraite moyenne de 730 € mensuels pour une carrière complète de non-salarié agricole ». Dans le dernier rapport annuel du COR publié en juin 2018, ce chiffre était déjà de 740 € mensuel. Les retraités agricoles sont par ailleurs éligibles au minimum vieillesse ou à l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa, depuis 2006), deux dispositifs qui permettent de garantir un revenu de 868,20 € par mois pour une personne seule ou de 1 347,88 € pour un couple.

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