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Nicolas Feuillatte La menace de la libéralisation des droits de plantation

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L’union de coopératives Nicolas Feuillatte a enregistré en 2007 une nouvelle progression de son chiffre d’affaires. Pourtant la bonne santé de la filière champagne n’empêche pas la marque champenoise de craindre la libéralisation des droits de plantations prévue pour 2018.

Les ventes de champagne ont explosé ces dernières années. Et le Centre vinicole de champagne Nicolas Feuillatte profite de la vague comme en témoignent les résultats dévoilés lors de son assemblée générale le 16 mai (voir encadré). La conjoncture est favorable, mais la menace d’une libéralisation des droits de plantation à l’horizon 2018 – prévue par l’organisation commune de marché (OCM) – inquiète. « Libéralisme et agriculture ne font pas bon ménage, le triomphe actuel du champagne tient à l’interventionnisme de nos organisations professionnelles qui ont su maintenir le caractère familial de nos exploitations », a estimé Jocelyne Dravigny, présidente de la FCVC (Fédération des coopératives vinicoles de Champagne). « Je pense que nous sommes en grand danger », a ajouté le président du Syndicat général des vignerons (SGV) et de l’interprofession (CIVC), Patrick Lebrun. Il a prévenu qu’il ne fallait surtout pas cesser la révision de l’aire de délimitation (en cours de procédure à l’INAO) pour éviter que n’importe qui plante de la vigne dans 10 ans. « Nous devrons donc être prudents, et veiller au développement de nos outils coopératifs pour que les vignerons continuent à prospérer dans la Champagne de demain », a conclu le président du conseil d’administration du Centre vinicole Nicolas Feuillatte, Sylvain Delaunois.

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