Le conseil de direction de l’Onivins du 16 février est revenu sur la notion de bassin de production pour chercher à en donner une définition. Il a voté l’arrêté concernant la restructuration du vignoble pour l’année 2005.
La gestion viticole par bassin de production a fait l’objet de discussions au conseil de direction et il a été décidé qu’un groupe de professionnels travaillerait à la définition de la notion de bassin. L’Onivins n’exclut pas qu’il faille légiférer pour établir les règles de fonctionnement des différentes structures dans les bassins. La région Languedoc-Roussillon est la première à avoir pris la décision d’une gestion à l’échelle d’un bassin très large. Les autres régions ont plus de difficulté à se décider. Le ministre de l’Agriculture a reçu le 17 février la filière viticole bordelaise sur ce sujet (ainsi que pour connaître ses solutions à la crise et notamment son évaluation des besoins de distillation et d’arrachage).
« La définition d’une gestion par bassin ne doit pas venir de Paris, a expliqué Philippe de Guénin, directeur de l’Office des vins. Car la concertation doit pouvoir se faire entre acteurs dans un même bassin de production ».
Des aides relevées pour les jeunes agriculteurs
Lors du conseil, un bilan des demandes d’arrachage enregistrées au 31 janvier a également été présenté : les Pyrénées-Orientales ont déposé des dossiers pour 1 250 ha, la région nantaise pour 600 ha, la Gironde pour 250 ha et le Lot et Garonne pour 40 ha.
Le Conseil a enfin voté l’arrêté concernant la restructuration du vignoble, après une réévaluation des montants. Le texte prévoit une indemnité de restructuration de 7 400 euros/ha (au lieu de 6 900 euros) pour les jeunes agriculteurs et un maintien de l’indemnité au même niveau que les années passées pour les engagements pluriannuels. Pour autant, le vote n’a pas été favorable, sept voix ont été contre et 4 pour. L’Onivins a également précisé que de nouveaux critères plus restrictifs seront appliqués pour l’octroi de ces aides.