Pour pouvoir dégager des priorités dans un budget globalement stable en euros constants (déduits de l’inflation) il a bien fallu faire des sacrifices. Le ministère « paie sa part de la rigueur », selon les termes de son patron Michel Barnier. Les principales économies réalisées sont les suivantes : le financement des travaux d’hydraulique sera arrêté (économie de 10,7 millions d’euros), 550 postes titulaires du ministère ne seront pas remplacés de même que 100 postes de vacataires (11 millions d’économie, mais globalement, les moyens et personnels de l’administration passent de 811 à 774 millions d’euros en 2009) ; la politique de préretraite est stoppée (16,9 millions, mais les pensions actuelles seront honorées) ; le financement de l’équarrissage sera assuré par les professionnels à compter de juillet, les aides aux Adasea sont réduites en raison de leurs regroupements (7,15 millions), etc. Enfin, le gouvernement compte sur les résultats des négociations sur le bilan de santé de la Pac pour que l’Europe prenne en charge, dès 2010, plusieurs politiques financées par Paris aujourd’hui. C’est le cas d’une part des aides à l’élevage extensif. Mais rien n’est décidé.
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Enfin, interrogé sur la pérennité de la ligne budgétaire dédiée à l’Aficar (Agence française d’information et de communication agricole et rurale) qui sera dissoute en janvier 2009, Michel Barnier a indiqué que « l’argent de l’Aficar n’est pas pérenne » au regard du contexte de dissolution de l’agence. Sur la mission de communication de l’Aficar, le ministre a indiqué : « On fera cela autrement dans le cadre du ministère de l’Agriculture ou des offices ».