Abonné
Arla a dégagé un chiffre d’affaires de 29,9 Mds DKK (4 Mds EUR) au premier semestre, en progression de 12 %. La croissance organique a atteint 2,8 % et les ventes ont été dopées par les acquisitions en Suède et en Allemagne. Malgré des conditions de marché difficiles en Europe, les trois marques globales d’Arla (Arla, Castello et Lurpark) sont en croissance. Arla Kærgården a connu une croissance à deux chiffres en Allemagne, et les ventes de Lurpark ont progressé de 13 %, souligne le groupe. Les ventes ont été très dynamiques dans les zones de croissance : + 20 % au Moyen Orient et en Afrique du Nord, + 40 % en Russie, ainsi que pour la filiale ingredients qui affiche une croissance de 14 %. « Nous voyons clairement des développements positifs dans la profitabilité de nos marchés de croissance. (…) Dans le futur, nous allons devenir plus actifs en dehors d’Europe, nous positionner sur les marchés où il y a de la croissance et une demande grandissante pour les produits laitiers », a annoncé Peter Tuborgh, directeur général du groupe. Pour rappel, Arla a approfondi son partenariat avec le chinois Mengniu (groupe Cofco), dont il est désormais actionnaire à hauteur de 6 %. Le groupe doit également fusionner avec Milk Link au Royaume-Uni et la MUH en Allemagne, sous réserve de l’approbation des autorités de la concurrence. Ces deux opérations doivent générer 2 Mds EUR de chiffre d’affaires additionnel pour le groupe.
Au premier semestre, le résultat opérationnel a atteint 669 M DKK (89,8 M EUR), en retrait de 6,4 %. En cause, un prix des matières premières moins élevé que l’an passé et une augmentation de la production de lait qui ont mis les prix sous pression. FrieslandCampina, autre géant laitier nord-européen, a pourtant réussi à faire progresser sa rentabilité dans le même contexte. Le résultat net, à 513 M EUR, a reculé de 16,2 %.
Pour l’exercice en cours, Arla anticipe un chiffre d’affaires en hausse de 3 %, hors acquisition. Avec Milk Link et la MUH, il devrait s’élever à 62 Mds DKK (8,3 Mds EUR), contre 55 DKK l’an passé. Si le groupe compte sur l’amélioration du coût des matières premières et sur des optimisations, il estime toutefois que sa rentabilité sur l’exercice devrait rester en deçà de celle de l’an passé.