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Chocolat/Résultats La rentabilité de Barry Callebaut s’effrite

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Le géant suisse du chocolat Barry Callebaut a vu sa rentabilité s’effriter en 2011/2012. En cause selon le groupe, des investissements importants, les frais de démarrage de partenariats ainsi que des coûts financiers plus élevé. Le résultat opérationnel, à 353,2 M CHF, recule de 2,5 % pour un chiffre d’affaires à 4,83 Mds CHF, en hausse de 8,3 % (+ 11,5 % à taux de changes constants). Le résultat net, à 241,1 M CHF, recule de 8,5 %. Mais Barry Callebaut reste confiant pour l’avenir et renouvelle ses objectifs de croissance de 6 à 8 % pour le volume et l’Ebit jusqu’en 2014/2015. Les volumes du groupe, qui ont progressé de 8,7 % au total, on crû sur toutes les régions. La croissance du chiffre d’affaires (à taux de change constant) a été particulièrement dynamique sur les zones Amériques (+ 13,1 %) et s’est bien tenue en Europe (+ 5,1 %) pour une progression de 4,1 % « seulement » en Asie. En revanche, la marge décroît en Europe, alors qu’elle progresse fortement dans les zones Amériques et Asie. L’activité de vente de produits à base de cacao a également vu sa rentabilité décliner malgré des prix élevés du fait notamment des frais de lancement de partenariats stratégiques. Pour rappel, Barry Callebaut en a conclu un certain récemment (Unilever, Grupo Bimbo, Morinaga et Arcor). Il a également créé une joint venture avec Comextra en Indonésie pour la construction d’une nouvelle usine et veut aussi construire une usine en Turquie, en plus des augmentations de capacité des sites existants. Le groupe a également acquis La Morella Nuts et Mona Lisa Food Products, et vend la dernière usine B2C (Dijon) Chocolaterie de Bourgogne (emmenée par Philippe de Jarcy).